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	<title>mille plateaux &#187; cerveau</title>
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	<description>mémoire des lignes de fuite</description>
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		<title>une seule et même chose</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Apr 2006 00:15:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[[...] l&#8217;esprit et le corps sont une seule et même chose, qui se conçoit sous l&#8217;attribut tantôt de la Pensée, tantôt de l&#8217;Étendue. […] Personne, en effet, n&#8217;a jusqu’ici déterminé ce que peut le corps, c’est à dire que l’expérience n’a jusqu’ici enseigné à personne ce que, grâce aux seules lois de la Nature &#8211; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_vinci_homme2.2.gif" alt="" /></p>
<p>[...]<em> l&#8217;esprit et le corps sont une seule et même chose, qui  se conçoit sous l&#8217;attribut tantôt de la Pensée, tantôt de l&#8217;Étendue.</em> […]<br />
<em>Personne, en effet, n&#8217;a jusqu’ici déterminé ce que peut le corps,  c’est à dire que l’expérience n’a jusqu’ici enseigné à personne ce que,  grâce aux seules lois de la Nature &#8211; en tant qu’elle est uniquement  considérée comme corporelle -, le corps peut ou ne peut pas faire, à  moins d’être déterminé par l’esprit. Car personne jusqu’ici n’a connu la  structure du corps assez exactement pour en expliquer toutes les  fonctions </em>[…] <em>En outre, personne ne sait de quelle manière ou  par quels moyens l’esprit met le corps en mouvement, ni combien de  degrés de mouvement il peut lui imprimer, et avec quelle vitesse il peut  le mouvoir. D’où suit que les hommes, quand ils disent que telle ou  telle action du corps a son origine dans l’esprit qui a de l’emprise sur  le corps, ne savent pas ce qu’ils disent et ne font qu’avouer ainsi en  termes spéciaux qu’ils igorent la vraie cause de cette action.</em></p>
<p>Spinoza, <em>Éthique</em>, III, Scolie de la proposition 2</p>
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		<title>spinoza encule descartes</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Apr 2006 00:25:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un neurologue a beaucoup travaillé et écrit sur les émotions, les sentiments, et les rapports complexes entre le corps et l&#8217;esprit : Antonio R. Damasio, qui est né et a fait ses études à Lisbonne avant de partir pour les Etats-Unis, et est aujourd&#8217;hui mondialement connu pour ses travaux sur le cerveau humain. Damasio, dont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un neurologue a beaucoup travaillé et écrit sur les émotions, les  sentiments, et les rapports complexes entre le corps et l&#8217;esprit :  Antonio R. Damasio, qui est né et a fait ses études à Lisbonne avant de  partir pour les Etats-Unis, et est aujourd&#8217;hui mondialement connu pour  ses travaux sur le cerveau humain.</p>
<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_erreur_de_descartes.2.jpg" alt="" /></p>
<p>Damasio, dont les écrits mêlent avec bonheur hypothèses  neurologiques et expériences cliniques, philosophie et littérature,  humour et sensibilité, est notamment l&#8217;auteur de :<br />
- <em>L&#8217;erreur de Descartes : La raison des émotions</em> (Odile Jacob,  1995, traduction française de <em>Descartes&#8217; Error : Emotion, reason and  the human brain</em>, Putnam and sons, 1994)<br />
- <em>Le sentiment même de soi : corps, émotions, conscience</em> (Odile  Jacob, 1999, traduction française de <em>The feeling of what happens.  Body and emotion in the making of conciousness</em>, Harcourt, 1999)<br />
- <em>Spinoza avait raison : Joie et tristesse, le cerveau des émotions</em> (Odile Jacob, 2003, traduction de <em>Looking for Spinoza : Joy,  Sorrow, and the Feeling Brain</em>, Harcourt, 2003).</p>
<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_spinoza_avait_raison.2.jpg" alt="" /></p>
<p>L&#8217;erreur de Descartes est d&#8217;avoir instauré la grande coupure  entre le corps et l&#8217;esprit, d&#8217;avoir fait de l&#8217;esprit et du corps deux  entités distinctes, séparées, indépendantes l&#8217;une de l&#8217;autre, et dont  l&#8217;une (l&#8217;esprit) domine l&#8217;autre. Cette représentation erronée perdure  aujourd&#8217;hui encore, non seulement dans les habitudes de pensée d&#8217;une  majorité de personnes, mais aussi chez de nombreux scientifiques.<br />
Le génie visionnaire de Spinoza a au contraire réuni l&#8217;esprit et le  corps, et Damasio s&#8217;étonne de ce que ce philosophe quasi contemporain de  Descartes ait pu être à ce point le précurseur des théories  scientifiques contemporaines.<br />
Damasio exclut évidemment tout dualisme et toute primauté de l&#8217;esprit  sur le corps, et, plus généralement, présente la façon dont se construit  la conscience, par l&#8217;intégration des informations venues du corps.</p>
<p>Je précise que le titre de ce post est une citation du titre de  Jean-Bernard Pouy, <em>Spinoza encule Hegel </em>.</p>
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		<title>biologie des passions</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Apr 2006 00:10:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tout de même, anature ou pas, l’homme doit composer avec tout ce que, dans son système nerveux, il ne contrôle pas et dont le plus souvent il n’est pas même conscient &#8211; peut-être est-ce là, d’ailleurs, que réside l&#8217;inconscient véritable. Comme tous les organismes vivants le corps humain n&#8217;a pu survivre qu&#8217;en maintenant son milieu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tout de même, anature ou pas, l’homme doit composer avec tout ce que,  dans son système nerveux, il ne contrôle pas et dont le plus souvent il  n’est pas même conscient &#8211; peut-être est-ce là, d’ailleurs, que réside  l&#8217;inconscient véritable.<br />
Comme tous les organismes vivants le corps humain n&#8217;a pu survivre qu&#8217;en  maintenant son milieu interne à l&#8217;abri des agressions de  l&#8217;environnement. C&#8217;est ce que l&#8217;on nomme l&#8217;homéostasie. Le cerveau doit  veiller à cet équilibre et, pour ce faire, se prolonge en une multitudes  de nerfs et de canaux qui forment les systèmes nerveux central et  autonome. Ce système très perfectionné s’informe en permanence sur les  déséquilibres et des dangers encourus par le corps, et sécrète diverses  hormones afin de réguler les fonctions vitales de l’organisme.<br />
Le neurobiologiste Jean-Didier Vincent, a depuis son <em>Biologie des  passions </em>(Odile Jacob, 1986) souvent décrit &#8211; avec beaucoup  d’humour et d’humilité &#8211; les fluides qui parcourent ainsi à notre insu  nos tissus et nous dictent nos comportements. Un petit exemple tiré d’un  de ses ouvrages les plus récents et dont l&#8217;édifiante conclusion laisse  sceptique :</p>
<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_souris.2.jpg" alt="" /><em></em></p>
<p><em>Ainsi, la nouveauté qui accompagne un stimulus (nouveau lieu,  nouvel aliment) se traduit par une élévation de la libération de  dopamine, notamment dans une région carrefour appelée noyau accumbens.  La répétition crée l&#8217;habitude et l&#8217;habitude tarit la libération de  dopamine. Celle-ci s&#8217;élève par exemple dans le cerveau d&#8217;un rat qui  honore une rate pour la première fois; au cinquième assaut consécutif,  le mâle se désintéresse de la femelle et la dopamine cérébrale ne réagit  plus. Il suffit de changer la partenaire sexuelle pour que renaisse la  vigueur érotique du rat et que la dopamine coule de nouveau à flot dans  son noyau accumbens. Je rappelle qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un rat et oppose à cette  lamentable expérience les propos de Michelet : « On s&#8217;aime à mesure  qu&#8217;on se connaît mieux, qu&#8217;on a vécu ensemble et beaucoup joui l&#8217;un de  l&#8217;autre. » </em><br />
(Jean-Didier Vincent, <em>Le Cœur des autres. Une biologie de la  compassion</em>, Plon, 2003, p. 106)</p>
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		<title>néoténie et anature</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Apr 2006 00:25:16 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Dans Machine-esprit (Odile Jacob, 2001), Alain Prochiantz reprend cette idée de la plasticité du cerveau humain, qui « est l’objet d’une reconstruction permanente permise par le renouvellement des neurones, la modification de leurs arborisations, la naissance et la mort des synapses ». Il revient sur l’histoire de la formation du cerveau, des arthropodes aux vertébrés, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans <em>Machine-esprit </em>(Odile Jacob, 2001), <a href="http://www2.cnrs.fr/presse/journal/1846.htm" target="_blank">Alain  Prochiantz </a>reprend cette idée de la plasticité du cerveau humain,  qui « est l’objet d’une reconstruction permanente permise par le  renouvellement des neurones, la modification de leurs arborisations, la  naissance et la mort des synapses ». Il revient sur l’histoire de la  formation du cerveau, des arthropodes aux vertébrés, et insiste sur ce  qui fait la différence du cerveau humain : la néoténie, le maintien de  propriétés embryonnaires tout au long de l&#8217;existence. Cela lui permet  d’une part de démontrer que la théorie computationnelle de l’esprit d’un  Alan Turing, par exemple, est aujourd’hui dépassée (le cerveau n&#8217;est  pas un ordinateur), mais également de constater le fossé qui sépare  l’homme des autres êtres vivants.</p>
<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_prochiantz_machine_esprit.2.gif" alt="" /></p>
<p>[…] <em>on ne peut qu’insister non seulement sur l’invention du  langage mais aussi sur l’augmentation sans précédent de la surface  corticale dévolue aux fonctions associatives ou cognitives, le  ralentissement du vieillissement cérébral ou le maintien, chez l’adulte,  d’une véritable neurogenèse. Tout nous conduit à proposer que </em>Homo  sapiens <em>représente une espèce unique qui, à la suite de quelques  mutations, aura pour ainsi dire creusé, en matière d’individuation, un  écart considérable avec ses cousins les plus proches, les autres  primates.<br />
Au-delà de cette constatation, on pourra s’essayer à tirer quelques  enseignements de notre définition de l’individu humain. Si on pousse la  logique du raisonnement à son terme, chaque individu est non seulement  unique, mais à chaque instant différent de ce qu’il fut l’instant  précédent et de ce qu’il sera dans l’instant qui suit. À l’inverse d’une  machine, il s’inscrit dans la durée d’une histoire, bref, il n’est  jamais parfaitement défini en tant qu’objet, en l’occurrence objet  biologique permanent. Le sentiment de permanence qui habite l’individu  humain, la conscience d’être qu’il associe à la possiblité de pouvoir se  nommer, à celle d’être nommé, bref à dire « je suis moi et tu es toi »,  ne correspond donc pas à la seule réalité de l’objet biologique. Il y a  donc nécessairement dans l’étude de l’Homme quelque chose qui échappe  au réductionnisme biologique.</em> (p. 167-168)</p>
<p><em>Le cerveau est une organisation vivante apte non seulement à  modifier le monde, mais aussi à s’y adapter.</em> […] <em>il est dans la  nature de l’Homme de s’être séparé de la nature, d’être véritablement  et définitivement anature.<br />
Ce trait évolutif est très récent puisque, fortement lié au langage qui  multiplie les possibilités de prise de pouvoir symbolique sur le monde,  il est apparu il y a quelque deux cent mille ans seulement. Rien ne dit  d’ailleurs qu’il constitue un avantage à long terme et certains pourront  y voir, telles les défenses des mamouths, un hypertélisme évolutif qui  conduira l’espèce humaine à sa perte. Mais c’est là notre condition et  comme il n’y a pas de marche en arrière dans l’évolution, il nous  appartient d’en tirer les conséquences philosophiques et de nous montrer  critiques dès lors qu’on nous demande de nous soumettre à un ordre  naturel, quand notre seule référence est &#8211; qu’on s’en réjouisse ou qu’on  s’en lamente &#8211; un ordre social humain, contingent et historiquement  déterminé dans tous les domaines.</em> […] <em>Il serait alors peut-être  fondé de nous demander si l’insistance à minimiser la singularité de  notre espèce et sa solitude insensée &#8211; pour la dissoudre dans un cosmos  ou dans un fleuve du vivant qui lui donnerait un sens &#8211; ne correspond  pas à une résurgence du sentiment religieux fondé sur un patriotisme de  la nature et, en quelque sorte, au nom de l’idéal démocratique étendu à  la sphère du non-humain, à une nouvelle mouture de l’éternelle alliance  du sabre et du goupillon ?</em> (p. 177-180)</p>
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		<title>modifications du paysage</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Apr 2006 23:45:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On doit le dire : une des caractéristiques majeures du système nerveux réside sans aucun doute dans sa plasticité. Le cerveau ne saurait être considéré comme un réseau de câbles définitivement établis, et le vieillissement cérébral comme la mise hors réseau d&#8217;un nombre de plus en plus élevé d&#8217;éléments de ce circuit. Même si cela [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_ron_mueck_tete_bebe.2.jpg" alt="" /><em> </em></p>
<p><em>On doit le dire : une des caractéristiques majeures du  système nerveux réside sans aucun doute dans sa plasticité. Le cerveau  ne saurait être considéré comme un réseau de câbles définitivement  établis, et le vieillissement cérébral comme la mise hors réseau d&#8217;un  nombre de plus en plus élevé d&#8217;éléments de ce circuit. Même si cela n&#8217;a  été formellement démontré que dans quelques modèles expérimentaux, nous  pouvons supposer que, chaque jour, des fibres nerveuses poussent, que  des synapses se défont et que d&#8217;autres, nouvelles, se forment. Ces  modifications du paysage neuronal </em>[...] <em>marquent notre  adaptation, nos capacités d&#8217;apprentissage et de perfectionnement qui se  maintiennent jusqu&#8217;à un âge avancé de la vie, en fait jusqu&#8217;à la mort.</em></p>
<p>Alain Prochiantz, <em>La construction du cerveau</em>, Hachette, 1989,  p. 66</p>
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		<title>une oeuvre unique</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Apr 2006 23:44:36 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Quelques lignes plus bas, Joseph Ledoux compare un cerveau en activité à « un grand cocktail pendant une soirée, où des centaines de personnes se tiennent debout et discutent entre elles » (p. 67). Comme dans un cocktail mondain, les groupes se font et se défont, certains arrivent d&#8217;autres s&#8217;en vont. Notre cerveau est en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_neurobiologie_de_la_personnalite.2.jpg" alt="" /></p>
<p>Quelques lignes plus bas, Joseph Ledoux compare un cerveau en  activité à « un grand cocktail  pendant une soirée, où des centaines de  personnes se tiennent debout et discutent entre elles » (p. 67). Comme  dans un cocktail mondain, les groupes se font et se défont, certains  arrivent d&#8217;autres s&#8217;en vont. Notre cerveau est en effet non seulement  complexe mais aussi extrêmement mobile et changeant : c&#8217;est la  plasticité neuronale, l&#8217;extraordinaire capacité du cerveau humain à se  modifier dans sa structure ou sa fonction à la suite de blessures, au  cours de son développement, et surtout au fil de l&#8217;expérience.</p>
<p>On a découvert cette propriété d&#8217;abord concernant la plasticité  postlésionnelle, en remarquant que le cerveau était capable de se  réparer ou de réaffecter à certaines taches des zones qui ne leur  étaient pas dévolues après une blessure, une hémorragie, une opération.<br />
Les scientifiques se sont alors penchés sur le modelage des connexions  neuronales durant le développement de l&#8217;embryon puis de l&#8217;enfant : la  plasticité est grande là aussi. L&#8217;homme est le mammifère dont à la  naissance le cerveau est le moins fini (son poids est de 30% de celui du  cerveau adulte, contre 75% chez le singe), ce qui permet à chaque  enfant de devenir un homme différent.<br />
Enfin et surtout, la modification des connexions neuronales se poursuit  durant toute la vie, et ce jusqu&#8217;à la mort. On a longtemps cru que  l&#8217;homme perdait peu à peu des neurones : on pense maintenant qu&#8217;il n&#8217;en  est rien, et même que des neurones peuvent apparaître à tout âge. Durant  toute la vie et au fil des expériences, se modifient et se recomposent,  surtout, les connexions et les groupements entre neurones :</p>
<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_cerveau_intime.2.gif" alt="" /> <em> </em></p>
<p><em>Si une synapse appartient à un circuit souvent utilisé,  elle tend à augmenter de volume, sa perméabilité devient plus grande et  son efficacité augmente. À l&#8217;inverse, une synapse peu utilisée tend à  devenir moins efficace. La théorie de l&#8217;efficacité synaptique permet  donc d&#8217;expliquer le modelage progressif d&#8217;un cerveau sous l&#8217;influence de  l&#8217;expérience de l&#8217;individu qui le porte jusqu&#8217;à pouvoir, en principe,  rendre compte des caractéristiques et particularités individuelles de  chaque cerveau. Nous avons déjà parlé de ce mécanisme d&#8217;individuation  qui fait de chaque cerveau un objet unique en dépit de son appartenance à  un modèle commun. </em> [...]<br />
<em>La plasticité synaptique survenant au cours de l&#8217;apprentissage, au  cours du développement comme à l&#8217;âge adulte, sculpte le cerveau de  chacun de nous. L&#8217;éducation, l&#8217;expérience, l&#8217;enchaînement font de chaque  cerveau une oeuvre unique. </em><br />
(Marc Jeannerod, « Voir le cerveau fonctionner », <em>Le cerveau intime</em>,  Odile Jacob, 2002, p. 63 et p. 66)</p>
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		<title>des conversations électrochimiques</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Apr 2006 23:15:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La séquence complète de la communication entre neurones est ainsi en général électrique-chimique-électrique: des signaux électriques progressant le long des axones sont convertis à leurs extrémités en messages chimiques qui permettent le déclenchement de signaux électriques. [...] Aussi difficile que cela puisse être à imaginer, ce sont des conversations électrochimiques entre neurones qui rendent possibles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_synapse_3d.3.jpg" alt="" /><em> </em></p>
<p><em>La séquence complète de la communication entre neurones est  ainsi en général électrique-chimique-électrique: des signaux électriques  progressant le long des axones sont convertis à leurs extrémités en  messages chimiques qui permettent le déclenchement de signaux  électriques. </em>[...] <em>Aussi difficile que cela puisse être à  imaginer, ce sont des conversations électrochimiques entre neurones qui  rendent possibles les merveilleuses (et parfois terribles) réalisations  de l&#8217;esprit humain. Le fait même de comprendre cela est en lui-même un  événement électrochimique. </em></p>
<p>Joseph Ledoux, « La plus inexplicable des machines », <em>Neurobiologie  de la personnalité</em>,  Odile Jacob, 2003, traduction française de <em>Synaptic  Self</em>, 2002, p. 65-67.</p>
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		<title>plus vaste que le ciel. 2</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Apr 2006 00:00:34 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le neurobiologiste Gérald M. Edelman a choisi cette citation d’Emily Dickinson pour titre de son ouvrage Plus vaste que le ciel. Un nouvelle théorie générale du cerveau (Odile Jacob, 2004, traduction de Wider than the sky. The Phenomenal Gift of consciousness, 2004). Il est aussi l’auteur notamment de Biologie de la concience (Odile Jacob, 1992) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le neurobiologiste Gérald M. Edelman a choisi <a href="http://consciences.blogspirit.com/archive/2006/03/12/plus-vaste-que-le-ciel.html" target="_blank">cette citation d’Emily Dickinson</a> pour titre de son  ouvrage <em>Plus vaste que le ciel. Un nouvelle théorie générale du  cerveau </em>(Odile Jacob, 2004, traduction de <em>Wider than the sky.  The Phenomenal Gift of consciousness</em>, 2004). Il est aussi l’auteur  notamment de <em>Biologie de la concience </em>(Odile Jacob, 1992) et <em>Comment  la matière devient conscience </em>(Odile Jacob, 2000, traduction  française de <em>A Universe of Consciousness. How matter becomes  imagination</em>, 2000).</p>
<p>Le cerveau, écrit-il, est vaste par ses dimensions : s&#8217;il ne pèse qu’un  kilo environ, il comporte dans sa partie superficielle, le cortex (un  réseau extrêmement dense de neurones), de nombreux plis (tout comme  l’univers que d&#8217;aucuns disent chiffonné) :<br />
<em>Si on dépliait le cortex cérébral (en faisant disparaître les gyrus,  ses bosses, et les sulcus, ses fissures), il aurait la taille et  l&#8217;épaisseur d&#8217;une grande nappe. Il contient au moins trente milliards de  neurones, ou cellules, et un million de milliards de connexions, ou  synapses. Si vous commenciez maintenant à compter ces synapses à raison  d&#8217;une par seconde, vous n&#8217;en finiriez que dans trente-deux millions  d&#8217;années. </em>(Edelman, p. 30-31)</p>
<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_plus_vaste_que_le_ciel.2.jpg" alt="" /></p>
<p>Mais le cerveau est vaste surtout par l&#8217;extrême complexité de son  fonctionnement :<br />
<em>le processus de la conscience est une manifestation dynamique de  l&#8217;activité de populations de neurones réparties dans de nombreuses aires  différentes du cerveau</em> (Edelman, p. 21-22)<br />
Le cortex d’un individu conscient est animé d’une myriade d’étincelles.  En effet, la communication neuronale résulte de la combinaison  d’événements électriques (potentiels d’actions) et chimiques (libération  de neurotransmetteurs de d’hormones). La perception ou le mouvement le  plus élémentaire réveille des circuits neuronaux dans plusieurs zones du  cortex. L&#8217;ensemble ne peut fonctionner que grâce à plusieurs structures  anatomiques situées à l’intérieur ou sous le cortex (le thalamus,  l&#8217;hypothalamus, l’hippocampe, les ganglions de la base, le cervelet,  l’amygdale, etc.), mais aucune de ces structures n’occupe un rôle  central et encore moins centralisateur.<br />
Il y a par conséquent dans le cerveau humain de nombreux systèmes qui  font des choses différentes, mais s’informent en permanence les uns les  autres de ce qu’ils sont en train de faire (en d&#8217;autres termes, un grand  nombre de spécifications fonctionnelles complétées par un grand nombre  de liaisons fonctionnelles). La conscience n’est donc pas un objet, mais  un ensemble de processus intégrés :<br />
<em>Le cerveau humain est l’objet matériel le plus compliqué qu’on  connaisse dans l’univers. </em>(Edelman, p. 29)</p>
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		<title>à quoi pensent les calamars ?</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Apr 2006 23:35:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
				<category><![CDATA[essais]]></category>
		<category><![CDATA[cerveau]]></category>
		<category><![CDATA[penser]]></category>

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		<description><![CDATA[Même si, comme le souligne mon lecteur lacanien, on ne sait toujours pas ce qu’est la conscience, même si une majorité d’humains considère encore que la conscience et l’esprit ne sauraient être des objets d’études scientifiques, les scientifiques qui se penchent sur le cerveau humain pour tenter d’expliquer et de comprendre son fonctionnement sont aujourd’hui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Même si, <a href="http://welcomehome.blogspirit.com/archive/2006/04/01/conscience.html" target="_blank">comme le souligne mon lecteur lacanien</a>, on ne sait  toujours pas ce qu’est la conscience, même si une majorité d’humains  considère encore que la conscience et l’esprit ne sauraient être des  objets d’études scientifiques, les scientifiques qui se penchent sur le  cerveau humain pour tenter d’expliquer et de comprendre son  fonctionnement sont aujourd’hui très nombreux.<br />
<img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_poulpe_geant.2.jpg" alt="" /></p>
<p>Pourtant, en dépit de quelques titres chocs (<em>La conscience  expliquée</em> de Daniel Dennett, 1991 ou <em>Comment fonctionne  l’esprit ?</em> de Steven Pinker, 1999), la conscience est un phénomène  que chacun ressent mais qu’il est encore bien difficile d’observer : il  est difficile d’aborder la conscience avec des méthodes expérimentales,  l’introspection ne présente pas les garanties d’objectivité suffisantes,  l’imagerie est encore superficielle et l’examen clinique de la  conscience au travail n’est pas envisageable.<br />
Alors, certes, les progrès des neurologues, neurobiologistes et autres  semblent parfois trop lents et leurs hypothèses trop prudentes, certes  il est souvent agaçant de devoir se passionner pour les synapses des  aplysies et des calamars (le titre de ce post est le sous-titre d’un  livre d’Alain Prochiantz, <em>L’anatomie de la pensée : à quoi pensent  les calamars ?</em>), les descriptions circonstanciées des résultats de  lésions diverses et variées, les expériences redondantes avec imagerie  irm et tep ; certes ces spécialistes me paraissent fréquemment confinés  voire englués dans leur spécialité, certes je suis souvent frustrée par  leur absence de perspectives, j’ai parfois envie de leur conseiller de  lire un peu de science fiction ou de philosophie.<br />
Pourtant il y a beaucoup d’éléments de compréhension &#8211; de soi, des  autres, de la réalité &#8211; à glaner à leur lecture. Et il se pourrait que  dans quelques années soit devenue caduque la séduisante remarque  d&#8217;Emerson Pugh (en 1977) :</p>
<p><em>Si le cerveau humain était assez simple pour que nous puissions le  comprendre, nous serions si simples d’esprit que nous ne pourrions pas  le comprendre.</em></p>
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		<title>le cerveau des femmes</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Mar 2006 23:21:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
				<category><![CDATA[essais]]></category>
		<category><![CDATA[cerveau]]></category>

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		<description><![CDATA[Peut-être à cause de la virilité du penseur de Rodin, qui m&#8217;a fait penser à Camille, peut-être en croisant le regard mélancolique de la Rachel de Blade runner dans une de mes notes précédente, je me dis que peut-être il est moins difficile pour les femmes de supporter la vexation par les machines ou d&#8217;accepter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_cerveau_sexe_et_pouvoir.2.jpg" alt="" /></p>
<p>Peut-être à cause de la virilité du penseur de Rodin, qui m&#8217;a  fait penser à Camille, peut-être en croisant le regard mélancolique de  la Rachel de <em>Blade runner</em> dans une de mes notes précédente, je  me dis que peut-être il est moins difficile pour les femmes de supporter  la vexation par les machines ou d&#8217;accepter qu&#8217;il existe des êtres plus  intelligents.<br />
Elles en ont l&#8217;habitude !<br />
Il a tout de même fallu des siècles pour qu&#8217;on accorde aux femmes une  âme, puis une intelligence. Depuis qu&#8217;ils travaillent sur le cerveau,  des scientifiques ont essayé de démontrer que le cerveau de la femme  était plus petit, plus émotionnel, moins intelligent. Aujourd&#8217;hui  encore, c&#8217;est le cas d&#8217;une partie d&#8217;entre eux.<br />
<img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_lecon_charcot.2.jpg" alt="" /></p>
<p>Catherine Vidal et Dorothée Benoit-Browaeys ont publié récemment  sur ce sujet un livre édifiant, <em>Cerveau Sexe &amp; Pouvoir </em>(Belin,  2005). Cet ouvrage de vulgarisation très documenté n&#8217;aborde d&#8217;ailleurs  pas ce seul sujet, mais s&#8217;élève, plus généralement, contre la tendance  actuelle à tout expliquer par le déterminisme biologique. Les deux  auteurs rappellent au contraire que le cerveau humain se caractérise par  sa plasticité, sa capacité d&#8217;évolution, et citent en conclusion  François Jacob :<br />
<em>Comme tout organisme vivant, l&#8217;être humain est génétiquement  programmé, mais programmé pour apprendre. Chez les organismes plus  complexes, le programme génétique devient moins contraignant, en ce sens  qu&#8217;il ne prescrit pas en détail les différents aspects du comportement,  mais laisse à l&#8217;organisme la possibilité de choix. </em>(<em>Le Jeu des  possibles</em>)</p>
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