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	<title>mille plateaux &#187; écrire</title>
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	<description>mémoire des lignes de fuite</description>
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		<title>versez la sauce énigmatique</title>
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		<pubDate>Sun, 30 Sep 2007 01:15:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
				<category><![CDATA[citations]]></category>
		<category><![CDATA[écrire]]></category>
		<category><![CDATA[queneau]]></category>

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		<description><![CDATA[POUR UN ART POÉTIQUE (suite) Prenez un mot prenez-en deux faites-les cuir&#8217; comme des œufs prenez un petit bout de sens puis un grand morceau d&#8217;innocence faites chauffer à petit feu au petit feu de la technique versez la sauce énigmatique saupoudrez de quelques étoiles poivrez et puis mettez les voiles où voulez-vous en venir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/public/images%20sept07/manuscrit_queneau.jpg" alt="manuscrit_queneau.jpg" /></p>
<p>POUR UN ART POÉTIQUE<br />
(suite)</p>
<p>Prenez un mot prenez-en deux<br />
faites-les cuir&#8217; comme des œufs<br />
prenez un petit bout de sens<br />
puis un grand morceau d&#8217;innocence<br />
faites chauffer à petit feu<br />
au petit feu de la technique<br />
versez la sauce énigmatique<br />
saupoudrez de quelques étoiles<br />
poivrez et puis mettez les voiles</p>
<p>où voulez-vous en venir ?<br />
À écrire<br />
Vraiment ? à écrire ??</p>
<p>Raymond Queneau, <em>Le Chien à la mandoline</em>,<br />
<em>Œuvres complètes</em>, 1 (Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1989, p. 270)</p>
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		<title>un équivalent du silence</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Jan 2007 00:07:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
				<category><![CDATA[citations]]></category>
		<category><![CDATA[écrire]]></category>
		<category><![CDATA[Ponge]]></category>

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		<description><![CDATA[Il faut bien vous l&#8217;avouer aussi : en ce qui me concerne particulièrement, j&#8217;ai longtemps pensé que si j&#8217;avais décidé d&#8217;écrire, c&#8217;était justement contre la parole orale, contre les bêtises que je venais de dire dans une conversation, contre les insuffisances d&#8217;expression au cours d&#8217;une conversation même un peu poussée. Ressentant cela avec une espèce de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Il faut bien vous l&#8217;avouer aussi : en ce qui me concerne particulièrement, j&#8217;ai longtemps pensé que si j&#8217;avais décidé d&#8217;écrire, c&#8217;était justement <em>contre</em> la parole orale, contre les bêtises que je venais de dire dans une conversation, contre les insuffisances d&#8217;expression au cours d&#8217;une conversation même un peu poussée. Ressentant cela avec une espèce de malaise et de honte, bien souvent c&#8217;était contre cela, contre la parole orale que je me décidais à écrire, c&#8217;est ce qui me jetait sur mon papier. Pourquoi ? Pour m&#8217;en corriger, pour me corriger de cela, de ces défaillances, de ces hontes, pour m&#8217;en venger, pour parvenir à une expression plus complexe, plus ferme ou plus réservée, plus ambiguë peut-être, peut-être pour me cacher aux yeux des autres et de moi-même, pour me duper peut-être, pour parvenir à un équivalent du silence.</p></blockquote>
<p>Francis Ponge, «Tentative orale », <em>Méthodes</em> (Gallimard, 1961, p. 237-238) <em>Œuvres complètes</em>, tome 1 (Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, sous la direction de Bernard Beugnot, p. 654.)</p>
<p>(il s&#8217;agit de l&#8217;une des nombreuses citations compilées avec bonheur par <a hreflang="fr" href="/post/2007/01/20/hontologie">Jean-Pierre Martin</a> ; celle-ci se trouve p. 175)</p>
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		<title>sur le fond de ténèbres</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Jan 2007 01:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
				<category><![CDATA[citations]]></category>
		<category><![CDATA[écrire]]></category>
		<category><![CDATA[simon]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Un soir il s’assit à sa table devant une feuille de papier blanc. C’était le printemps maintenant. La fenêtre de la chambre était ouverte sur la nuit tiède. L’une des branches du grand acacia qui poussait dans le jardin touchait presque le mur, et il pouvait voir les plus proches rameaux éclairés par la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Un soir il s’assit à sa table devant une feuille de papier blanc. C’était le printemps maintenant. La fenêtre de la chambre était ouverte sur la nuit tiède. L’une des branches du grand acacia qui poussait dans le jardin touchait presque le mur, et il pouvait voir les plus proches rameaux éclairés par la lampe, avec leurs feuilles semblables à des plumes palpitant faiblement sur le fond de ténèbres, les folioles ovales teintées d’un vert cru par la lumière électrique remuant par moments comme des aigrettes, comme animées soudain d’un mouvement propre, comme si l’arbre tout entier se réveillait, s’ébrouait, se secouait, après quoi tout s’apaisait et elles reprenaient leur immobilité.</p></blockquote>
<blockquote><p>Claude Simon, <em>L&#8217;Acacia</em> (Minuit, 1989, derniers mots, p. 380)</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>écrire pour penser</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Sep 2006 01:17:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
				<category><![CDATA[citations]]></category>
		<category><![CDATA[écrivains]]></category>
		<category><![CDATA[écrire]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>
		<category><![CDATA[penser]]></category>

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		<description><![CDATA[Le dernier essai de Georges Picard est tout aussi atypique et subjectif que les précédents et son titre, Tout le monde devrait écrire (Corti, 2006), encore plus accrocheur. Il ne faut pas s&#8217;y arrêter et découvrir ce texte plein de nuances et de passion, d&#8217;humour et d&#8217;esprit de résistance, sur la lecture et l&#8217;écriture. J&#8217;ai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="float: left; margin: 0 1em 1em 0;" src="/public/livres/picard_toutlemonde.jpg" alt="picard_toutlemonde.jpg" />Le dernier essai de <a hreflang="fr" href="http://www.jose-corti.fr/auteursfrancais/picard.html">Georges Picard</a> est tout aussi atypique et subjectif que les précédents et son titre, <a hreflang="fr" href="http://www.jose-corti.fr/titresfrancais/toutlemonde.html">Tout le monde devrait écrire</a> (Corti, 2006), encore plus accrocheur. Il ne faut pas s&#8217;y arrêter et découvrir ce texte plein de nuances et de passion, d&#8217;humour et d&#8217;esprit de résistance, sur la lecture et l&#8217;écriture. J&#8217;ai aimé notamment la façon dont Georges Picard décrit la cristallisation dans les mots de la « vapeur cérébrale » de la pensée, par exemple :</p>
<blockquote><p>Pour moi dont la parole est embarrassée, ordinairement hésitante, exceptionnellement explosive et excessive, une pensée riche ou fine ne peut trouver une forme adéquate en dehors de l&#8217;écriture. Comme beaucoup, je pourrais aller jusqu&#8217;à soutenir que c&#8217;est l&#8217;écriture qui appelle, stimule et formalise ma pensée. Écrire pour penser plutôt que penser pour écrire : étrange retournement des priorités dans les domaines didactiques, mais positionnement naturel, me semble-t-il, en littérature. Si l&#8217;on considère qu&#8217;une pensée sans forme n&#8217;est qu&#8217;une intuition à la limite de l&#8217;impalpable, une sorte de vapeur cérébrale, on conçoit aisément l&#8217;inéluctabilité de la verbalisation (ou, en tout cas, de la formalisation qui permet de parler de <em>pensée plastique</em> ou <em>musicale</em>). La seule concession, qui n&#8217;est pas mince, consiste à accepter l&#8217;idée que le lecteur pense en lisant, comme le voyageur vole métaphoriquement en prenant l&#8217;avion. Je lis, donc je pense, mais ma pensée est un clignotement le long d&#8217;une autre. Pour être au clair avec soi-même, pour savoir de quoi sa propre pensée est réellement capable, l&#8217;épreuve de l&#8217;écriture me paraît cruciale. Peut-être publie-t-on trop, mais il n&#8217;est pas sûr que l&#8217;on écrive suffisamment. Tout le monde devrait écrire pour soi dans la concentration et la solitude : un bon moyen de savoir ce que l&#8217;on sait et d&#8217;entrevoir ce que l&#8217;on ignore sur le mécanisme de son cerveau, sur son pouvoir de captation et d&#8217;interprétation des stimuli extérieurs. (p. 11-12)<br />
(&#8230;) Pourquoi cette &#8211; presque &#8211; ascèse solitaire ? Pour faire parler en soi la voix personnelle qui se dérobe dans les rapports sociaux. Pour faire remonter à la surface de la conscience organisatrice des éléments mentaux éparpillés, non fixés, magma inconscient et semi-conscient de <em>savoirs</em> que l&#8217;on ne sait pas posséder (par savoirs, je n&#8217;entends pas des connaissances érudites ; je parle de savoirs du corps, de traces de sensibilité, de bribes de mémorisation&#8230; ). (p. 91-92)</p></blockquote>
<p>On peut lire aussi, au sujet de ce livre un <a hreflang="fr" href="http://perso.orange.fr/calounet/resumes_livres/picard_resume/picard_ecrire.htm">article de Pascale Arguedas</a>.</p>
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