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	<title>mille plateaux &#187; machine</title>
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	<description>mémoire des lignes de fuite</description>
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		<title>robot mélancolique</title>
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		<pubDate>Fri, 19 May 2006 23:50:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Robot mélancolique, qui sait qu’il est robot, n’a plus de plaintes, n’a plus de cris. Il ne les ose plus, sachant maintenant qu’il est robot. Pourquoi crierait-il ? pourquoi ferait-il des histoires ? Henri Michaux, « Notes au lieu d’actes », Passages]]></description>
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<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_h2g2ter.2.jpg" alt="" /><em> </em></p>
<p><em>Le Robot mélancolique, qui sait qu’il est robot, n’a plus de  plaintes, n’a plus de cris. Il ne les ose plus, sachant maintenant qu’il  est robot. Pourquoi crierait-il ? pourquoi ferait-il des histoires ? </em></p>
<p>Henri Michaux, « Notes au lieu d’actes », <em>Passages</em></p>
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		<title>la mobilisation infinie</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Apr 2006 23:15:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un constat voisin, encore, dans La Mobilisation infinie du philosophe Peter Sloterdijk, que j&#8217;ai eu l&#8217;occasion d&#8217;évoquer déjà : à ériger le mouvement perpétuel, le travail, l&#8217;action, la réalisation de soi, l&#8217;ascension sociale en but ultime, l&#8217;homme moderne s&#8217;expose à devenir un « automate » : Le « dynamisme » moderne a contribué à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un constat voisin, encore, dans <em>La Mobilisation infinie</em> du  philosophe Peter Sloterdijk, que j&#8217;ai eu l&#8217;occasion d&#8217;évoquer déjà : à  ériger le mouvement perpétuel, le travail, l&#8217;action, la réalisation de  soi, l&#8217;ascension sociale en but ultime, l&#8217;homme moderne s&#8217;expose à  devenir un « automate » :</p>
<p><em>Le « dynamisme » moderne a contribué à la conservation de la  rigidité la plus a-spirituelle sous des formes supramobiles. Qui veut  savoir ce que cela signifie en détail doit chercher la bonne réponse à  la question suivante : qu&#8217;est-ce que les automates, les entreprises  industrielles et les cadres de la politique et de l&#8217;économie ont en  commun ? et il doit découvrir que ces trois catégories véhiculent la  leçon cinétique exemplaire pour les citoyens de la modernité : ces trois  catégories leur montrent avec efficacité ce que l&#8217;automouvement veut et  ce qu&#8217;il fait: s&#8217;immiscer pour rester engagé dans l&#8217;action, se mettre  en marche pour se maintenir en mouvement à tout prix. Voilà la haute  école de l&#8217;automation qui ne connaît pas de différences fondamentales  entre les machines intelligentes et les agents humains. Quand le Soi  cinétique se met en mouvement et qu&#8217;il prend l&#8217;initiative, il devient de  son « propre » chef l&#8217;agence centrale de l&#8217;activité auto-activée.</em></p>
<p>En utilisant comme métaphore les bouchons automobiles, Sloterdijk montre  de manière très convaincante comment la mobilisation infinie ne peut  que s&#8217;inverser en son contraire, l&#8217;immobilité :</p>
<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_bouchon.2.jpg" alt="" /><em> </em></p>
<p><em>La société moderne a réalisé au moins l&#8217;un de ses projets  utopiques, celui de l&#8217;automobilisation complète, la situation où chaque  Soi majeur se meut lui-même au volant de sa machine qui se meut  elle-même. Parce que dans la modernité le Soi ne peut pas être pensé  sans son mouvement, le moi et son automobile font métaphysiquement un,  comme l&#8217;âme et le corps de la même unité de mouvement. L&#8217;automobile est  le double technique du sujet transcendantal, actif par principe.<br />
C&#8217;est la raison pour laquelle l&#8217;automobile est l&#8217;objet sacro-saint de la  modernité, elle est le centre cultuel d&#8217;une religion universelle  cinétique, elle est le sacrement sur roues qui nous fait participer à ce  qui est plus rapide que nous-mêmes. Qui conduit une voiture s&#8217;approche  du divin, il sent son petit moi s&#8217;élargir en un Soi supérieur qui lui  donne en patrie le monde entier des voies rapides et qui lui fait  prendre conscience du fait qu&#8217;il a vocation à une vie supérieure à  l&#8217;existence semi-animale du piéton.</em>[...] <em>cet automouvement  général se transformait à l&#8217;occasion en une immobilité générale. Dans  ces instants-là, nous nous rendions compte que &#8211; même si personne ne  voulait l&#8217;admettre &#8211; nous étions depuis longtemps chassés du paradis de  la modernité et qu&#8217;à l&#8217;avenir nous devrions apprendre à la sueur de  notre front le stop and go postmoderne. Pour cette raison (outre les  pannes d&#8217;électricité légendaires de New York qui peuvent nous faire  rêver) les bouchons monstrueux sur les autoroutes estivales de l&#8217;Europe  centrale sont des phénomènes importants du point de vue de la  philosophie de l&#8217;histoire, voire du point de vue de l&#8217;histoire de la  religion. Ces bouchons font échouer un élément de la fausse modernité,  ils marquent la fin d&#8217;une illusion &#8211; ils sont le Vendredi saint  cinétique où s&#8217;évanouit l&#8217;espoir d&#8217;une rédemption par l&#8217;accélération.  Par ces après-midi brûlants de chaleur dans l&#8217;entonnoir de Lyon, dans  l&#8217;enfer de la vallée du Rhin près de Cologne &#8211; au Irschenberg, on se  trouve coincé sur le parking le plus long d&#8217;Europe, pare-choc contre  pare-choc sur 50 kilomètres devant soi et derrière soi -, de noires  intuitions historico-philosophiques s&#8217;élèvent comme des gaz  d&#8217;échappement, des mots critiques pour la civilisation, prononcés en  glossolalie, s&#8217;échappent des lèvres, des nécrologies de la modernité  parviennent des fenêtres latérales, et indépendamment de leur niveau  d&#8217;instruction, les occupants des voitures éprouvent le pressentiment que  cela ne pourra plus durer longtemps. Il y a des signes avant-coureurs  d&#8217;une nouvelle « ère ». Même celui qui n&#8217;a jamais entendu le mot  postmoderne s&#8217;est déjà familiarisé avec ce phénomène par ces après-midi  dans les bouchons. Et en effet, on peut formuler ce phénomène du point  de vue de la théorie de la civilisation : partout où les automouvements  déchaînés provoquent des bouchons ou des tourbillons, des rudiments  d&#8217;expériences naissent ; en elles, l&#8217;actif moderne se transforme en un  passif postmoderne. </em></p>
<p><em>La Mobilisation infinie. Vers une critique de la cinétique politique</em> (Bourgois, 2000, traduction de <em>Eurotaoismus. Zur kritik der  politischen Kinetik</em>, 1989, p. 38 et 39-41 dans l&#8217;édition Points  Seuil)</p>
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		<title>au doigt et à l&#039;œil</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Apr 2006 23:19:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alternant les projets de nouvelles et les anecdotes malicieuses (« [je m]’égare un peu en facéties» dit-il) avec des développements plus philosophiques (il cite notament Spinoza), Philip K. Dick tente dans la suite de sa conférence de définir ce qui fait de certains hommes des machines et ce qui permet d&#8217;échapper à ce sort. Même [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alternant les projets de nouvelles et les anecdotes malicieuses («  [je m]’égare un peu en facéties» dit-il) avec des développements plus  philosophiques (il cite notament Spinoza), Philip K. Dick tente dans la  suite de sa conférence de définir ce qui fait de certains hommes des  machines et ce qui permet d&#8217;échapper à ce sort.<br />
Même s&#8217;il témoignent d&#8217;une foi que, rétrospectivement, on ne peut  aujourd&#8217;hui que trouver beaucoup trop optimiste dans le pouvoir  subversif des adolescents des années 70, les conseils du romancier sont  clairs : le propre de la machine est d&#8217;être fiable et prévisible ; pour  être humain, efforçons nous de pas l&#8217;être. Pour cela il faut privilégier  la ruse, le détours, le détournement, la fuite ; il est urgent de  désobéir, tricher, mentir, s’esquiver, faire semblant, être ailleurs.</p>
<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_ubik2.2.jpg" alt="" /><em> </em></p>
<p><em>Devenir ce que, faute d’un terme plus convenable, j’ai appelé  un androïde, veut dire, comme je l’ai indiqué, se laisser transformer en  instrument, se laisser écraser, manipuler, devenir un instrument à son  insu ou sans son consentement &#8211; c’est du pareil au même. Mais on ne peut  pas transformer un humain en androïde si cet humain a tendance à  enfreindre la loi dès qu’il en a l’occasion. L’androïsation exige  l’obéissance. Et, par-dessus tout, la prévisibilité. C’est justement  lorsque la réaction d’une personne donnée à une situation donnée peut  être prévue avec une précision scientifique que l’on ouvre grand les  portes au cheval de Troie : à la production possible d’une forme de vie  androïde à grande échelle. Car à quoi servirait une lampe de poche si,  lorsqu’on appuie sur le bouton, l’ampoule ne s’allumait qu’une fois de  temps en temps ? Toute machine doit marcher sans coup férir pour être  fiable. L’androïde, comme toute autre machine, doit marcher au doigt et à  l’œil.</em> (p. 38)</p>
<p>Sur Philip K. Dick, on peut consulter <a href="http://www.philipkdick.com/" target="_blank">le site officiel</a>,  en anglais, et, en français, une page du site noosphère, le <a href="http://www.noosfere.com/heberg/Le_ParaDick/" target="_blank">ParaDick</a>.</p>
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		<title>inverser l&#039;analogie</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Apr 2006 23:18:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans sa conférence « Androïde contre humain » (« Androïd and human », Vancouver, 1972), Philip K. Dick, immense écrivain de science-fiction, invite très judicieusement, sur cette question de l&#8217;homme-macine, à « inverser l’analogie » : plutôt que de se demander si un jour la vie artificielle va devenir humaine, pourquoi ne pas nous demander [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans sa conférence « Androïde contre humain » (« Androïd and human »,  Vancouver, 1972), Philip K. Dick, immense écrivain de science-fiction,  invite très judicieusement, sur cette question de l&#8217;homme-macine, à «  inverser l’analogie »  : plutôt que de se demander si un jour la vie  artificielle va devenir humaine, pourquoi ne pas nous demander si  l&#8217;humain n&#8217;est pas en train de devenir machine.</p>
<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_dick_scmvd.2.jpg" alt="" /><em> </em></p>
<p><em>Et puis &#8211; même si une telle idée n’est guère agréable &#8211;  tandis que le monde externe devient de plus en plus animé, il se peut  que nous &#8211; les soi-disant humains &#8211; devenions, et, d’une certaine  manière, ayons toujours été, inanimés au sens où</em> nous <em>sommes  dirigés par des tropismes inhérents, plutôt que dirigeants nous-mêmes.  Auquel cas nous et nos ordinateurs toujours plus perfectionnés pourrions  fort bien nous rencontrer à mi-chemin. </em></p>
<p>et d&#8217;évoquer les <em>créatures</em> que sont devenus aujourd&#8217;hui nombre  de <em>pseudo-humains</em> qui ne sont plus que</p>
<p><em>des instruments, des moyens plutôt que des fins, et donc, à mon  sens, réduits à être semblables à des machines dans le </em>mauvais <em>sens  du terme </em>[…]. <em>Il s’agit ici d’humains réduits à une pure  utilité &#8211; de femmes et d’hommes transformés en machines et servant un  objectif qui, aussi « bon » soit-il en principe, exige l’emploi, pour  son accomplissement, de ce que je considère comme le plus grand mal  imaginable : l’imposition sur ce qui était un homme libre, qui riait et  pleurait et faisait des erreurs et divaguait sottement ou à loisir,  d’une restriction qui le contraint, malgré ce qu’il imagine ou ce qu’il  en pense, à atteindre un but situé en dehors de sa propre destinée &#8211;  aussi minuscule soit-elle. </em></p>
<p>Philip K. Dick, <em>Si ce monde vous déplaît… et autres écrits</em>,  L’Éclat, 1998, p. 28 et 29</p>
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		<title>perpendiculairement rampante</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Apr 2006 23:40:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[[...] c&#8217;est cette forte analogie qui force tous les savants et les vrais juges d&#8217;avouer que ces êtres fiers et vains, plus distingués par leur orgueil que par le nom d&#8217;hommes, quelque envie qu&#8217;ils aient de s&#8217;élever, ne sont au fond que des animaux et des machines perpendiculairement rampantes. Elles ont toutes ce merveilleux instinct, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_magritte_automate.4.jpg" alt="" /></p>
<p>[...] <em>c&#8217;est cette forte analogie qui force tous les savants  et les vrais juges d&#8217;avouer que ces êtres fiers et vains, plus  distingués par leur orgueil que par le nom d&#8217;hommes, quelque envie  qu&#8217;ils aient de s&#8217;élever, ne sont au fond que des animaux et des  machines perpendiculairement rampantes. Elles ont toutes ce merveilleux  instinct, dont l&#8217;éducation fait de l&#8217;esprit, et qui a toujours son siège  dans le cerveau, et, à son défaut, comme lorsqu&#8217;il manque ou est  ossifié, dans la moelle allongée, et jamais dans le cervelet ; car je  l&#8217;ai vu considérablement blessé ; d&#8217;autres l&#8217;ont trouvé squirreux, sans  que l&#8217;âme cessât de faire ses fonctions.<br />
Être machine, sentir, penser savoir distinguer le bien du mal comme le  bleu du jaune, en un mot, être né avec de l&#8217;intelligence et un instinct  sûr de morale, et n&#8217;être qu&#8217;un animal, sont donc des choses qui ne sont  pas plus contradictoires, qu&#8217;être un singe ou un perroquet et savoir se  donner du plaisir. </em>[…] <em>Je crois la pensée si peu incompatible  avec la matière organisée, qu&#8217;elle semble en être une propriété, telle  que l&#8217;électricité, la faculté motrice, l&#8217;impénétrabilité, l&#8217;étendue,  etc.</em></p>
<p>écrit dans <em>L&#8217;Homme-Machine </em> (1747) le philosophe matérialiste  Julien Offray de La Mettrie.</p>
<p>Ce texte est consultable en ligne, ainsi que quelques autres, sur le  site de <a href="http://perso.wanadoo.fr/destin/textes.html" target="_blank">Christophe Paillard</a> ou, dans sa version non  modernisée, dans la riche <a href="http://www.fh-augsburg.de/%7Eharsch/gallica/Chronologie/18siecle/LaMettrie/met_intr.html" target="_blank">Bibliotheca Augustana</a>.</p>
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		<title>être une machine</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Apr 2006 23:22:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il est trop difficile de peindre. Les choses que je veux montrer sont mécaniques. Les machines ont moins de problèmes. J&#8217;aimerais être une machine, pas vous ? Si je peins de cette façon, c’est parce que je veux être une machine, et je pense que tout ce que je fais comme une machine correspond à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_magritte_voix_des_vents1.3.jpg" alt="" /><em> </em></p>
<p><em>Il est trop difficile de peindre. Les choses que je veux  montrer sont mécaniques. Les machines ont moins de problèmes. J&#8217;aimerais  être une machine, pas vous ?</em></p>
<p><em>Si je peins de cette façon, c’est parce que je veux être une  machine, et je pense que tout ce que je fais comme une machine  correspond à ce que je veux faire.</em></p>
<p>Andy Warhol, 1963</p>
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