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	<title>mille plateaux &#187; michaux</title>
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	<description>mémoire des lignes de fuite</description>
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		<title>ne pas laisser de trace</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Nov 2007 00:12:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[michaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Plus tu auras réussi à écrire (si tu écris), plus éloigné tu seras de l&#8217;accomplissement du pur, fort, originel désir, celui, fondamental, de ne pas laisser de trace. Quelle satisfaction la vaudrait ? Écrivain, tu fais tout le contraire, laborieusement le contraire ! Henri Michaux, Poteaux d&#8217;angle (1971, Poésie Gallimard, p. 57)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/public/images%20nov07/sienne.jpg" alt="sienne.jpg" /></p>
<p>Plus tu auras réussi à écrire (si tu écris), plus éloigné tu seras de l&#8217;accomplissement du pur, fort, originel <em>désir</em>, celui, fondamental, de ne pas laisser de trace.<br />
Quelle satisfaction la vaudrait ? Écrivain, tu fais tout le contraire, laborieusement le contraire !</p>
<p>Henri Michaux, <em>Poteaux d&#8217;angle</em> (1971, Poésie Gallimard, p. 57)</p>
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		<title>la sottise de te montrer</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Nov 2007 00:19:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[michaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Même si tu as eu la sottise de te montrer, sois tranquille, ils ne te voient pas. Henri Michaux, Poteaux d&#8217;angle (1971, Poésie Gallimard, p. 36)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/public/images%20nov07/cockerell_reve_professeur.jpg" alt="cockerell_reve_professeur.jpg" /></p>
<p>Même si tu as eu la sottise de te montrer, sois tranquille, ils ne te voient pas.</p>
<p>Henri Michaux, <em>Poteaux d&#8217;angle</em> (1971, Poésie Gallimard, p. 36)</p>
]]></content:encoded>
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		<title>si la souffrance</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Nov 2007 00:10:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
				<category><![CDATA[citations]]></category>
		<category><![CDATA[écrivains]]></category>
		<category><![CDATA[michaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Si la souffrance dégageait une énergie importante, directement utilisable, quel technicien hésiterait à ordonner de la capter, et à faire construire à cet effet des installations ? Avec des mots de « progrès, de promotion, de besoin de la collectivité » il fermerait la bouche aux malheureux et recueillerait l&#8217;approbation de ceux qui à travers tout entendent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/public/images%20nov07/citta3.jpg" alt="citta3.jpg" /></p>
<p>Si la souffrance dégageait une énergie importante, directement utilisable, quel technicien hésiterait à ordonner de la capter, et à faire construire à cet effet des installations ?<br />
Avec des mots de « progrès, de promotion, de besoin de la collectivité » il fermerait la bouche <em>aux malheureux</em> et recueillerait l&#8217;approbation de ceux qui à travers tout entendent diriger. Tu peux en être certain.</p>
<p>Henri Michaux, <em>Poteaux d&#8217;angle</em> (1971, Poésie Gallimard, p. 20)</p>
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		<title>les vertus du mimétisme</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Nov 2007 00:16:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[michaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans une société de grande civilisation, il est essentiel pour la cruauté, pour la haine et la domination si elles veulent se maintenir, de se camoufler, retrouvant les vertus du mimétisme. Le camouflage en leur contraire sera le plus courant. C&#8217;est en effet par là, prétendant parler seulement au nom des autres, que le haineux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans une société de grande civilisation, il est essentiel pour la cruauté, pour la haine et la domination si elles veulent se maintenir, de se camoufler, retrouvant les vertus du mimétisme.<br />
Le camouflage en leur contraire sera le plus courant. C&#8217;est en effet par là, prétendant parler seulement au nom des autres, que le haineux pourra le mieux démoraliser, mater, paralyser. C&#8217;est de ce côté que <em>tu devras</em> t&#8217;attendre à le rencontrer.</p>
<p>Henri Michaux, <em>Poteaux d&#8217;angle</em> (1971, Poésie Gallimard, p. 21)</p>
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		<title>quantité d&#039;autres</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Oct 2007 23:11:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[michaux]]></category>

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		<description><![CDATA[La pierre n&#8217;a pas reçu en partage la respiration. Elle s&#8217;en passe. C&#8217;est à la gravitation surtout qu&#8217;elle a affaire. Toi, c&#8217;est beaucoup plus aux « autres » que tu auras affaire, à quantité d&#8217;autres. Considère en conséquence tes compagnons de séjour avec discrimination, traitant les roches d&#8217;une façon, le bois, les plantes, les vers, les microbes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/public/images%20nov07/Citta_ideale.jpg" alt="Citta_ideale.jpg" /></p>
<p>La pierre n&#8217;a pas reçu en partage la respiration. Elle s&#8217;en passe. C&#8217;est à la gravitation surtout qu&#8217;elle a affaire.<br />
Toi, c&#8217;est beaucoup plus aux « autres » que tu auras affaire, à quantité d&#8217;autres. Considère en conséquence tes compagnons de séjour avec discrimination, traitant les roches d&#8217;une façon, le bois, les plantes, les vers, les microbes d&#8217;une autre façon, et les animaux et les hommes d&#8217;une autre façon encore, sans jamais te confondre avec les uns et les autres, surtout pas avec ces créatures à qui la parole semble avoir été donnée principalement afin d&#8217;arriver à se mêler au plus grand nombre, au milieu duquel, croyant comprendre et être compris, quoique à peine compris et immensément incompréhensifs, ils se sentent à l&#8217;aise, réjouis, dilatés.</p>
<p>Henri Michaux, <em>Poteaux d&#8217;angle</em> (1971, Poésie Gallimard, p. 23-24)</p>
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		<title>dessiner l&#8217;écoulement du temps</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Oct 2007 23:42:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Je voulais dessiner la conscience d&#8217;exister et l&#8217;écoulement du temps. Comme on se tâte le pouls. Ou encore, en plus restreint, ce qui apparaît lorsque, le soir venu, repasse (en plus court et en sourdine) le film impressionné qui a subi le jour. Henri Michaux, « Dessiner l&#8217;écoulement du temps », Passages (1957, Gallimard, Tel, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Je voulais dessiner la conscience d&#8217;exister et l&#8217;écoulement du temps. Comme on se tâte le pouls. Ou encore, en plus restreint, ce qui apparaît lorsque, le soir venu, repasse (en plus court et en sourdine) le film impressionné qui a subi le jour.</p></blockquote>
<blockquote><p>Henri Michaux, « Dessiner l&#8217;écoulement du temps », <em>Passages</em> (1957, Gallimard, Tel, p. 129) (Gallimard, Pléiade, II, p. 371)</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>je me chiffonne</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Oct 2007 00:42:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[michaux]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai rarement rencontré dans ma vie des gens qui avaient besoin comme moi d&#8217;être regonflés à chaque instant. On ne m&#8217;invite plus dans le monde. Après une heure ou deux (où je témoigne d&#8217;une tenue au moins égale à la moyenne), voilà que je me chiffonne. Je m&#8217;affaisse, je n&#8217;y suis presque plus, mon veston [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/public/images%20oct07/michaux_dessins4.jpg" alt="michaux_dessins4.jpg" /></p>
<p>J&#8217;ai rarement rencontré dans ma vie des gens qui avaient besoin comme moi d&#8217;être regonflés à chaque instant.<br />
On ne m&#8217;invite plus dans le monde. Après une heure ou deux (où je témoigne d&#8217;une tenue au moins égale à la moyenne), voilà que je me chiffonne. Je m&#8217;affaisse, je n&#8217;y suis presque plus, mon veston s&#8217;aplatit sur mon pantalon aplati.<br />
Alors, les personnes présentes s&#8217;occupent à des jeux de société. On va vite chercher le nécessaire. L&#8217;un me traverse de sa lance, ou bien il use d&#8217;un sabre. (On trouve hélas ! des panoplies dans tous les appartements.) L&#8217;autre m&#8217;assène joyeusement de gros coups de massue avec une bouteille de vin de Moselle, ou avec un de ces gros doubles litres de chianti, comme il y en a ; une personne charmante me donne de vifs coups de ses hauts talons ; son rire est flûté, on la suit avec intérêt et sa robe va et vient, légère. Tout le monde est plein d&#8217;entrain.<br />
Cependant, je me suis regonflé. Je me brosse vite les habits de la main, et je m&#8217;en vais mécontent. Et tous de pouffer de rire derrière la porte.<br />
Des gens comme moi, ça doit vivre en ermite, c&#8217;est préférable.</p>
<p>Henri Michaux, « Un chiffon » , <em>Mes propriétés</em> (1930), dans <em>La Nuit remue</em> (Poésie Gallimard, p. 104-105)</p>
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		<title>en somme une infirmité</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Oct 2007 01:30:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le style, cette commodité à se camper et à camper le monde, serait l&#8217;homme ? Cette suspecte acquisition dont, à l&#8217;écrivain qui se réjouit, on fait compliment ? Son prétendu don va coller à lui, le sclérosant sourdement. Style : signe (mauvais) de la distance inchangée (mais qui eût pu, eût dû changer), la distance où à tort [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/public/images%20oct07/michaux_meidosems.jpg" alt="michaux_meidosems.jpg" /></p>
<p>Le style, cette commodité à se camper et à camper le monde, serait l&#8217;homme ? Cette suspecte acquisition dont, à l&#8217;écrivain qui se réjouit, on fait compliment ? Son prétendu don va coller à lui, le sclérosant sourdement. Style : signe (mauvais) de la <em>distance inchangée</em> (mais qui eût pu, eût dû changer), la distance où à tort il demeure et se maintient vis-à-vis de son être et des choses et des personnes. Bloqué ! Il s&#8217;était précipité dans son style (ou l&#8217;avait cherché laborieusement). Pour une vie d&#8217;emprunt, il a lâché sa totalité, sa possibilité de changement, de mutation. Pas de quoi être fier. Style qui deviendra manque de courage, manque d&#8217;ouverture, de réouverture : en somme une infirmité.<br />
Tâche d&#8217;en sortir. Va suffisamment loin en toi pour que ton style ne puisse plus suivre.</p>
<p>Henri Michaux, <em>Poteaux d&#8217;angle</em> (1971, Poésie Gallimard, p. 33)</p>
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		<title>de continuelles interventions s&#039;abstenir</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Jul 2007 00:10:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
				<category><![CDATA[citations]]></category>
		<category><![CDATA[michaux]]></category>

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		<description><![CDATA[La vie, aussi vite que tu l&#8217;utilises, s&#8217;écoule, s&#8217;en va, longue seulement à qui sait errer, paresser. À la veille de sa mort, l&#8217;homme d&#8217;action et de travail s&#8217;aperçoit &#8211; trop tard &#8211; de la naturelle longueur de la vie, de celle qu&#8217;il lui eût été possible de connaître lui aussi, si seulement il avait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/public/images%20juillet07/.piero_songe_constantin_m.jpg" alt="piero_songe_constantin.jpg" /></p>
<p>La vie, aussi vite que tu l&#8217;utilises, s&#8217;écoule, s&#8217;en va, longue seulement à qui sait errer, paresser. À la veille de sa mort, l&#8217;homme d&#8217;action et de travail s&#8217;aperçoit &#8211; trop tard &#8211; de la naturelle longueur de la vie, de celle qu&#8217;il lui eût été possible de connaître lui aussi, si seulement il avait su de continuelles interventions s&#8217;abstenir.</p>
<p>Henri Michaux, <em>Poteaux d’angle</em> (1981, Gallimard, Poésie, p.18)</p>
]]></content:encoded>
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		<title>entassement non panoramique</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Feb 2007 00:39:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
				<category><![CDATA[blogs et internet]]></category>
		<category><![CDATA[citations]]></category>
		<category><![CDATA[michaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Un dernier détail de Piero della Francesca pour vous remercier d&#8217;avoir continué à lire et animer par vos commentaires les lignes de fuite pendant mon absence ! Je veux voir la boîte d’albâtre mystérieuse et translucide qu&#8217;y tient Marie-Madeleine comme une antidote à la déprimante « fosse à bitume » de François Bon, métaphore injustement négative pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/public/images%20fev07/madeleine3.jpg" alt="madeleine3.jpg" /></p>
<p>Un dernier détail de Piero della Francesca pour vous remercier d&#8217;avoir continué à lire et animer par vos commentaires les lignes de fuite pendant mon absence !</p>
<p>Je veux voir la boîte d’albâtre mystérieuse et translucide qu&#8217;y tient Marie-Madeleine comme une antidote à la déprimante « <a hreflang="fr" href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article749">fosse à bitume</a> » de François Bon, métaphore injustement négative pour rendre compte de l’entassement vertical des billets des blogs, en sédiments certes éphémères mais pas davantage promis à l’oubli que toutes les autres humaines créations.</p>
<p>Sans doute ce texte intéressant est-il très juste sur plusieurs points, mais il me semble accuser les blogs d’évolutions qui sont celles d’internet en général : en se démocratisant, les formes d’expression en ligne se sont aussi standardisées, et il n’est plus temps d’opposer des sites dont la forme serait travaillée et personnelle à des blogs sans personnalité &#8230; ici comme là on trouve quelques pépites et beaucoup de déchets.</p>
<p>Je préfère pour ma part parcourir le chaos bavard d’internet comme Orion &#8211; aveugle et égaré &#8211; les <a hreflang="fr" href="/post/2007/02/26/fonds-commun">carrefours de sens</a> &#8230; ou comme Michaux le dictionnaire :</p>
<blockquote><p>Une de mes joies de toujours, c&#8217;est dans un état détaché, souvent sorti d&#8217;un découragement, de contempler un entassement non panoramique des efforts de l&#8217;humanité. Je prends donc un dictionnaire. Tous ces bourgeons humains, dans leur foule alphabétique (je ne lis aucune définition) bien plus qu&#8217;aucune grande idée, m&#8217;émeuvent et m&#8217;agrandissent tout en m&#8217;humiliant justement.<br />
Étincelles du monde du dehors et du dedans, j&#8217;y contemple la multitude d&#8217;être homme, la vie aux infinies impressions et vouloir être, et j&#8217;observe que ce n&#8217;est pas en vain que le monde humain existe. Même je succombe bientôt à ces myriades d&#8217;orbites.</p></blockquote>
<blockquote><p>Henri Michaux, « Idées de traverses » (1942) dans <em>Passages</em> (Gallimard, p. 19-20)</p></blockquote>
]]></content:encoded>
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