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	<title>mille plateaux &#187; plasticité</title>
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	<description>mémoire des lignes de fuite</description>
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		<title>comme un polypier</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Apr 2006 23:15:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[et Marcel Proust écrit dans la Recherche : Mais on ne s&#8217;afflige pas plus d&#8217;être devenu un autre, les années ayant passé et dans l&#8217;ordre de la succession des temps, qu&#8217;on ne s&#8217;afflige, à une même époque, d&#8217;être tour à tour les êtres contradictoires, le méchant, le sensible, le délicat, le mufle, le désintéressé, l&#8217;ambitieux, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>et Marcel Proust écrit dans la <em>Recherche</em> :</p>
<p><em>Mais on ne s&#8217;afflige pas plus d&#8217;être devenu un autre, les années  ayant passé et dans l&#8217;ordre de la succession des temps, qu&#8217;on ne  s&#8217;afflige, à une même époque, d&#8217;être tour à tour les êtres  contradictoires, le méchant, le sensible, le délicat, le mufle, le  désintéressé, l&#8217;ambitieux, qu&#8217;on est tour à tour chaque journée. Et la  raison pour laquelle on ne s&#8217;en afflige pas est la même, c&#8217;est que le  moi éclipsé &#8211; momentanément dans le dernier cas et quand il s&#8217;agit du  caractère, pour toujours dans le premier cas et quand il s&#8217;agit des  passions &#8211; n&#8217;est pas là pour déplorer l&#8217;autre, l&#8217;autre qui est à ce  moment-là, ou désormais, tout vous ; le mufle sourit de sa muflerie car  on est le mufle, et l&#8217;oublieux ne s&#8217;attriste pas de son manque de  mémoire, précisément parce qu&#8217;il a oublié. </em><br />
(<em>Albertine disparue</em>, IV, p. 220-224)</p>
<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_polypier.2.jpg" alt="" /><em></em></p>
<p><em>J&#8217;avais bien considéré toujours notre individu, à un moment  donné du temps, comme un polypier où l&#8217;œil, organisme indépendant bien  qu&#8217;associé, si une poussière passe, cligne sans que l&#8217;intelligence le  commande, bien plus, où l&#8217;intestin, parasite enfoui, s&#8217;infecte sans que  l&#8217;intelligence l&#8217;apprenne, mais aussi dans la durée de la vie, comme une  suite de moi juxtaposés mais distincts qui mourraient les uns après les  autres ou même alterneraient entre eux.</em><br />
(<em>Le temps retrouvé</em>, IV, p. 516)</p>
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		<title>devenir nouveau</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Apr 2006 00:24:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
				<category><![CDATA[citations]]></category>
		<category><![CDATA[plasticité]]></category>

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		<description><![CDATA[Platon le disait déjà : En effet, quand on dit de chaque être vivant qu’il vit et qu’il reste le même &#8211; par exemple, on dit qu’il reste le même de l’enfance à la vieillesse -, cet être en vérité n’a jamais en lui les mêmes choses. Même si on dit qu’il reste le même, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Platon le disait déjà :</p>
<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_platon_et_aristote.2.jpg" alt="" /><em></em></p>
<p><em>En effet, quand on dit de chaque être vivant qu’il vit et  qu’il reste le même &#8211; par exemple, on dit qu’il reste le même de  l’enfance à la vieillesse -, cet être en vérité n’a jamais en lui les  mêmes choses. Même si on dit qu’il reste le même, il ne cesse pourtant,  tout en subissant certaines pertes, de devenir nouveau, par ses cheveux,  par sa chair, par ses os, par son sang, c’est-à-dire par tout son  corps.<br />
Et cela est vrai non seulement de son corps, mais aussi de son âme.  Dispositions, caractères, opinions, désirs, plaisirs, chagrins,  craintes, aucune de ces choses n’est jamais identique en chacun de nous.</em></p>
<p>(<em>Le Banquet</em>, 207d-208a)</p>
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		<title>modifications du paysage</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Apr 2006 23:45:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
				<category><![CDATA[essais]]></category>
		<category><![CDATA[cerveau]]></category>
		<category><![CDATA[neurosciences]]></category>
		<category><![CDATA[plasticité]]></category>

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		<description><![CDATA[On doit le dire : une des caractéristiques majeures du système nerveux réside sans aucun doute dans sa plasticité. Le cerveau ne saurait être considéré comme un réseau de câbles définitivement établis, et le vieillissement cérébral comme la mise hors réseau d&#8217;un nombre de plus en plus élevé d&#8217;éléments de ce circuit. Même si cela [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_ron_mueck_tete_bebe.2.jpg" alt="" /><em> </em></p>
<p><em>On doit le dire : une des caractéristiques majeures du  système nerveux réside sans aucun doute dans sa plasticité. Le cerveau  ne saurait être considéré comme un réseau de câbles définitivement  établis, et le vieillissement cérébral comme la mise hors réseau d&#8217;un  nombre de plus en plus élevé d&#8217;éléments de ce circuit. Même si cela n&#8217;a  été formellement démontré que dans quelques modèles expérimentaux, nous  pouvons supposer que, chaque jour, des fibres nerveuses poussent, que  des synapses se défont et que d&#8217;autres, nouvelles, se forment. Ces  modifications du paysage neuronal </em>[...] <em>marquent notre  adaptation, nos capacités d&#8217;apprentissage et de perfectionnement qui se  maintiennent jusqu&#8217;à un âge avancé de la vie, en fait jusqu&#8217;à la mort.</em></p>
<p>Alain Prochiantz, <em>La construction du cerveau</em>, Hachette, 1989,  p. 66</p>
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		<title>que faire de notre cerveau ?</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Feb 2006 11:25:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cette question est empruntée à Catherine Malabou. C&#8217;est le titre d&#8217;un petit livre très stimulant dans lequel elle expose avec clarté certaines découvertes récentes des neurosciences. Philosophe et impatiente, elle incite les scientifiques qui travaillent sur le cerveau à tirer toutes les conséquences humaines et politiques de leurs découvertes. Elle invite également tout un chacun [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette question est empruntée à Catherine Malabou. C&#8217;est le titre d&#8217;un petit livre très stimulant dans lequel elle expose avec clarté certaines découvertes récentes des neurosciences.<br />
Philosophe et impatiente, elle incite les scientifiques qui travaillent sur le cerveau à tirer toutes les conséquences humaines et politiques de leurs découvertes. Elle invite également tout un chacun qui se sert du sien à se tenir au courant de ces découvertes et à prendre conscience de ce qu&#8217;implique par exemple la notion de plasticité neuronale : &nbsp;&raquo; les hommes font leur propre cerveau mais ils ne savent pas qu&#8217;il le font &nbsp;&raquo; (p. 7)</p>
<p>C&#8217;est aussi le propos de ce blog : utiliser les connections de mon propre cerveau, mettre en relation ce que j&#8217;ai lu, vu, entendu ici, là, ailleurs, chez Proust ou Greg Egan, Damasio ou Sloterdijk, dans les tableaux de Bosch, les films de Wong Kar Wai ou les épisodes de Star Trek, mêler littérature et cognisciences, peinture et actualité, philosophie et science fiction pour ouvrir des pistes et des lignes de fuite, parce que le monde tel qu&#8217;il va ne me plait pas plus que ça. Pour lire, aussi, les commentaires qui pourraient naître d&#8217;autres cerveaux en me lisant.</p>
<p>Une citation plus longue pour finir :</p>
<blockquote><p>La plasticité du Soi, qui suppose qu&#8217;il reçoit et se donne à la fois sa propre forme, implique une nécessaire scission et la recherche d&#8217;un équilibre entre le maintien d&#8217;une constance (ou Soi autobiographique en effet) et l&#8217;exposition de cette constance aux accidents, au dehors, à l&#8217;altérité en général (l&#8217;identité, pour durer, doit paradoxalement s&#8217;altérer ou s&#8217;accidenter). Il en résulte une tension née de la résistance que constance et création s&#8217;opposent mutuellement. C&#8217;est ainsi que toute forme porte en elle sa propre contradiction. Et c&#8217;est précisément cette résistance qui rend la transformation possible.<br />
Catherine Malabou, p. 145</p></blockquote>
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