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	<title>mille plateaux &#187; science</title>
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	<description>mémoire des lignes de fuite</description>
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		<title>cette sacrée corde raide</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Jun 2011 13:24:52 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Je n&#8217;écris pas pour les carabins. Ceux là savent qu&#8217;il ne se passe rien alors qu&#8217;un phénomène biologique comme les autres. De même que les militaires de métier savent qu&#8217;une maison coupée en deux, c&#8217;est une maison qui a reçu une bombe et que des tas de types morts, c&#8217;est tout simplement le résultat d&#8217;une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je n&#8217;écris pas pour les carabins. Ceux là savent qu&#8217;il ne se passe rien alors qu&#8217;un phénomène biologique comme les autres. De même que les militaires de métier savent qu&#8217;une maison coupée en deux, c&#8217;est une maison qui a reçu une bombe et que des tas de types morts, c&#8217;est tout simplement le résultat d&#8217;une concentration d&#8217;artillerie. Très bien. Ces gens savent ou sont censés savoir tant de choses qu&#8217;ils sont capables de tout résoudre sans aucun mystère. Vous essayez tant bien que mal de continuer sur cette sacrée corde raide, manquant de vous casser la gueule à chaque pas et ces types vous expliquent qu&#8217;il n&#8217;y a en réalité aucun danger, ni aucune difficulté, si vous connaissez les lois de l&#8217;équilibre. On les trouve dans tous les manuels.</p>
<p>Claude Simon, <em>La Corde raide</em> (Sagittaire, 1947, p. 60)</p>
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		<title>puzzle divin</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Aug 2006 23:10:10 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Bernard Debré éclaire également son propos en mettant en parallèle la science et les mythes, dont on s&#8217;aperçoit que &#8211; dans toutes les religions &#8211; ils fonctionnent fort bien comme métaphores &#8211; et comme récits fondateurs &#8211; du clonage reproductif. Inséparables des récits retraçant la création du monde &#8211; de la cosmogonie égyptienne à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bernard Debré éclaire également son propos en mettant en parallèle la  science et les mythes, dont on s&#8217;aperçoit que &#8211; dans toutes les  religions &#8211; ils fonctionnent fort bien comme métaphores &#8211; et comme  récits fondateurs &#8211; du clonage reproductif.</p>
<p><em>Inséparables des récits retraçant la création du monde &#8211; de la  cosmogonie égyptienne à la Genèse biblique en passant par la théogonie  grecque fixée par Hésiode -, la conception de l&#8217;enfant puis sa naissance  sont, dans toutes les religions, des moments d&#8217;une incroyable puissance  émotionnelle doublée d&#8217;une étrange prescience : celle de la découverte  fondamentale du xxe siècle de la génétique moderne, formidable  instrument de déchiffreraient du puzzle divin, décomposé naguère en  autant d&#8217;épopées mystérieuses qu&#8217;il existait de traditions, et recomposé  soudain sous la forme d&#8217;un alphabet permettant de comprendre chaque mot  du poème, qu&#8217;il s&#8217;agisse du règne humain, animal ou végétal !<br />
<img src="http://consciences.blogspirit.com/images/thumb_piero_annonciation.jpeg" alt="medium_piero_annonciation.jpeg" /></em></p>
<p><em>Cette prescience, c&#8217;est celle qui,  dans la plupart les textes sacrés, assigne à certaines fécondations  mythiques des voies qui n&#8217;ont rien à envier à nos modernes «  manipulations génétiques » à base de conceptions extra-utérines et de  clonage reproductif !<br />
Sans parler du dogme chrétien de l&#8217;Immaculée Conception, Bouddha  n&#8217;a-t-il pas été engendré par une femme que transperça, en rêve, une  défense d&#8217;éléphant ? Abraham n&#8217;est-il pas devenu père à  quatre-vingt-dix-neuf ans ? Dix mille ans avant l&#8217;invention de  l&#8217;insémination </em>post mortem<em>, la mythologie égyptienne  n&#8217;admet-elle pas la fécondation d&#8217;Isis par un Osiris mort, coupé en  quatre morceaux ? Et que dire de la conception d&#8217;Aphrodite, née de la  mer dans laquelle étaient tombées quelques gouttes du sang d&#8217;Ouranos  fils de la Terre mutilé par son fils Cronos ? Ou d&#8217;Athéna, née toute  armée du crâne de Zeus qui, instruit des mésaventures d&#8217;Ouranos, voulait  échapper au parricide en devenant, à la fois, le père et la mère de son  enfant? Et voici, inscrit dans la plus ancienne mémoire de l&#8217;humanité,  le rêve de l&#8217;autoreproduction&#8230;.<br />
Dans la mythologie grecque &#8211; mais aussi dans la tradition mongole, qui  fait de Gengis Khan le descendant d&#8217;une biche et d&#8217;un loup gris &#8211; dieux  ou demi-dieux naissent aussi d&#8217;accouplements bizarres entre hommes et  bêtes (le Minotaure, bien sûr, fils monstrueux de la reine Pasiphaé et  d&#8217;un taureau, mais aussi Échidna, moitié femme moitié serpent qui, en  s&#8217;unissant à Typhon, donna naissance à tant d&#8217;autres monstres, comme  Cerbère, l&#8217;hydre de Lerne, ou le lion de Némée). On aurait tort,  cependant, d&#8217;oublier l&#8217;Ancien Testament et spécialement la Genèse, qui  fait allusion, juste avant le Déluge, à un monde peuplé de créatures  monstrueuses (géants, êtres hybrides de toutes sortes, comme le  Léviathan du Livre de Job) suggérant un immense désordre (Tohu Bohu)  d&#8217;où serait née la colère de Dieu et sa décision de ne préserver, à bord  de l&#8217;arche de Noé, que les espèces qu&#8217;il avait choisies, les autres se  trouvant impitoyablement exterminées (</em>Genèse<em>, VI, 7). </em><br />
[...]<br />
<img src="http://consciences.blogspirit.com/images/thumb_botticelli_naissance_venus.jpeg" alt="medium_botticelli_naissance_venus.jpeg" /><em> </em></p>
<p><em>On oublie en effet que,  dans la mythologie grecque, le monde lui-même procède d&#8217;un seul être  primordial, et non de deux : Chaos, qui donnera naissance à Gaia (la  terre) puis à Éros (l&#8217;amour).<br />
Ce triptyque fondamental étant constitué, voici venir encore quatre  naissances sans fécondation, autant dire des clones de leurs géniteurs :  Erebe (l&#8217;obscurité) et Nyx (la nuit) issues de Chaos ; mais aussi  Ouranos (le ciel) et Pontos (l&#8217;eau) nés de Gaia.<br />
C&#8217;est seulement alors que commence l&#8217;ère de la fécondation classique,  opérée par la rencontre fusionnelle du masculin et du féminin &#8211; en  l&#8217;espèce Gala et Ouranos, qui, bien qu&#8217;étant mère et fils, donneront  ensemble naissance aux Titans, aux Cyclopes et aux Hécatonchires (les  monstres aux cent bras) -, sans que prennent fin pour autant les  générations spontanées !<br />
Parmi les fécondations « classiques », citons Océan et Téthys donnant  naissance aux Fleuves et aux Océanides ; Cronos et Rhéa faisant naître  Déméter, Hestia, Héra, Hadès, Poséidon et Zeus ; ou encore Hypérion et  Théia engendrant Séléné (la Lune), Hélios (le Soleil), et Éos  (l&#8217;Aurore)&#8230;<br />
Mais que de « clonages » encore, même après l&#8217;union originelle d&#8217;Ouranos  et de Gala ! Non seulement, nous l&#8217;avons dit, Ouranos engendrera seul  Aphrodite, et Zeus, Athéna, mais Gala se passera de partenaire pour  donner naissance aux Géants et aux Érinyes (les déesses de la vengeance  qui, dans le monde romain, deviendront les Furies), non sans s&#8217;être unie  avec son fils Portos pour créer Thaunias, Phorcys, Céto, Eurybia et  Nérée&#8230;<br />
Dans les grands textes grecs, la confusion du même et de l&#8217;autre est  partout : quand elle n&#8217;est pas le fruit d&#8217;une naissance autogène, elle  est l&#8217;oeuvre des dieux, qui se plaisent à créer l&#8217;illusion pour piéger  les hommes. Sans parler de Narcisse, amoureux de son reflet, le théâtre  grec nous offre un bel exemple de cette omniprésence du clone dans  l&#8217;imaginaire antique : la guerre de Troie, selon Euripide, n&#8217;aurait été  provoquée que par une fausse Hélène, inventée par Héra pour piéger Pâris  !<br />
Dans la pièce du même nom, Hélène peut ainsi plaider non coupable : car  ce n&#8217;est pas elle qui se serait laissé séduire et enlever par Pâris mais  son clone (eidôlon, idole), façonné à son image pour prendre les hommes  au piège de leur vanité !<br />
En fait, plaide Euripide, Hermès a transporté la véritable Hélène en  Égypte, à la cour de Protée, où elle aurait passé les dix années de la  guerre, en attendant le retour de Ménélas, son mari bien-aimé !<br />
Et que dire de la religion égyptienne et de ses « statues vivantes »  capables de s&#8217;animer selon les rites magiques qu&#8217;on leur applique !  Comme l&#8217;écrit la philosophe Isabelle Rieusset-Lemarié, auteur d&#8217;un essai  passionnant sur le clonage , nous sommes ici « au coeur de l&#8217;idéologie  de clonage qui prétend qu&#8217;il suffit de reproduire un organisme vivant à  l&#8217;identique pour lui conférer l&#8217;immortalité ».<br />
Plus tard, c&#8217;est la littérature romaine, parcourue de fantômes, d&#8217;ombres  ou de sosies, utilisés bien souvent dans l&#8217;unique objectif de tromper  (qu&#8217;on songe seulement aux Métamorphoses d&#8217;Ovide !), qui va inscrire  l&#8217;imaginaire du clone au plus profond de notre culture, relayée par la  religion chrétienne. La Genèse, après tout, ne contient-elle pas le  récit d&#8217;une duplication : Ève étant née de la côte d&#8217;Adam, la création  d&#8217;un clone à partir d&#8217;une cellule somatique n&#8217;est pas loin ! Les  Raëliens s&#8217;en souviendront quand ils prétendront avoir fait naître leur  premier clone humain, baptisé du nom de la première femme&#8230;</em></p>
<p>Bernard Debré, <em>La revanche du serpent ou la fin de l&#8217;homo sapiens </em>(Le  Cherche midi, 2006, p. 28-30 et p. 146-149)</p>
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		<title>otages des mots</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Aug 2006 23:07:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Debré resitue par exemple le débat sur l&#8217;eugénisme à sa juste place, et montre que les interventions eugénistes n&#8217;ont pas attendu le déchiffrage du génome humain : Serons-nous toujours otages des mots ? La nature n&#8217;est-elle pas suffisamment complexe ni sa connaissance assez ardue pour que nous persistions à interpréter le présent et imaginer l&#8217;avenir, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Debré resitue par exemple le débat sur l&#8217;eugénisme à sa juste place,  et montre que les interventions eugénistes n&#8217;ont pas attendu le  déchiffrage du génome humain :</p>
<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/thumb_adn4.jpg" alt="medium_adn4.jpg" /><em> </em></p>
<p><em>Serons-nous toujours otages des mots ? La  nature n&#8217;est-elle pas suffisamment complexe ni sa connaissance assez  ardue pour que nous persistions à interpréter le présent et imaginer  l&#8217;avenir, à l&#8217;aide de catégories empruntées au passé ?<br />
Avec les progrès fulgurants de la génétique, ce ne sont plus seulement  la médecine et la science qui changent de dimension, mais bien l&#8217;homme  lui-même et, du même mouvement, le vivant tout entier. Les manipulations  chromosomiques, les transferts de gènes d&#8217;une espèce à une autre, les  chimères qui commencent à peupler le monde révèlent que si nous sommes  tous différents, nous sommes aussi construits avec les mêmes « briques  ».<br />
Et pourtant, tout se passe comme si nous refusions, inconsciemment  peut-être, de prendre acte de ce changement de dimension. Nous employons  les mêmes mots qu&#8217;au début du siècle dernier, quand l&#8217;homme paraissait  encore un empire dans un empire, planté au coeur de l&#8217;univers et  inamendable par décision des autorités en place.<br />
À peine la science ouvre-t-elle, depuis quelques années, la possibilité  naguère insoupçonnée d&#8217;intervenir sur le foetus pour corriger  d&#8217;éventuelles maladies génétiques, déclarées ou à venir, à peine  sommes-nous en mesure, grâce au tri d&#8217;embryons, d&#8217;éviter &#8211; et tel est  bien le mot qui compte, nous y reviendrons &#8211; la naissance d&#8217;enfants  promis à des pathologies lourdes, voire condamnés à mort, à la seule  évocation de ces progrès, susceptibles de sauver des milliers d&#8217;êtres,  on nous oppose </em>ex cathedra <em>la formule qui tue : « Halte à  l&#8217;eugénisme ! »<br />
Il est donc temps, une fois pour toutes, d&#8217;en finir avec cette fausse  querelle pour marquer d&#8217;emblée et, j&#8217;ose dire, solennellement, la  frontière entre l&#8217;acceptable et l&#8217;inacceptable, entre ce que certains  ont baptisé l&#8217;eugénisme négatif (ou eugénisme de mort) et l&#8217;eugénisme  positif (ou eugénisme de vie), opposition à laquelle je préférerais  celle, plus conforme à la réalité, d&#8217;eugénisme totalitaire et  d&#8217;eugénisme de liberté, tant il est vrai, nous allons le voir, qu&#8217;il a  pu aussi exister un eugénisme de vie à tendance totalitaire (par  exemple, le parti pris traditionnel des Chinois et des Indiens en faveur  des enfants mâles) et un eugénisme de mort à vocation démocratique  (celui de la Cité grecque antique vanté par Platon qui préconise  l&#8217;élimination des « bouches inutiles » !)<br />
Définir d&#8217;entrée de jeu cet eugénisme totalitaire est d&#8217;autant plus  utile que cela nous permet d&#8217;illustrer, du même mouvement, ce dont nous  ne voulons à aucun prix. Un système dans lequel les aspirations  individuelles ne compteraient pour rien face à la norme collective,  norme imposée aussi bien par une idéologie scientifique dominante que  par un État dictatorial, voire par l&#8217;évocation mécanique des comptes de  la Sécurité sociale&#8230;<br />
Eugénisme scientifique, eugénisme dictatorial, eugénisme sociétal :  voici bien la triple source du totalitarisme de la naissance que nous  avons vu se mettre en place au fil des deux derniers siècles, chacune de  ses manifestations n&#8217;étant pas, mal-heureusement, exclusive des deux  autres.</em></p>
<p>Bernard Debré, <em>La revanche du serpent ou la fin de l&#8217;homo sapiens </em>(Le  Cherche midi, 2006, p. 59-61)</p>
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		<title>lituraterre</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Apr 2006 23:50:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(ce jeu de mot là est dans Littérature, 3, octobre 1971) Ça n’est pas pour me vanter mais j’ai un lecteur lacanien ! Je le remercie pour sa réaction rapide. Grâce à lui je peux préciser que la citation de Lacan est extraite de « Freud per sempre », un entretien de Jacques Lacan avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(ce jeu de mot là est dans <em>Littérature</em>, 3, octobre 1971)</p>
<p>Ça n’est pas pour me vanter mais j’ai un lecteur lacanien ! Je le  remercie pour sa réaction rapide. Grâce à lui je peux préciser que la  citation de Lacan est extraite de « Freud per sempre », un entretien de  Jacques Lacan avec Emilia Granzotto pour le journal <em>Panorama</em> (Rome, 21 novembre 1974), et la citer plus largement, ce qui permet de  s’apercevoir que le but de Lacan n’est nullement de faire l’éloge de la  science-fiction, mais bien de dire du mal, de manière assez drôle, il  faut l&#8217;avouer, de ses collègues scientifiques et leurs prétendus progrès  :<br />
<img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_oedipe_et_la_sphynge.2.jpg" alt="" /></p>
<p>Question. – Quel rapport y a-t-il aujourd’hui entre la science et  la psychanalyse ?<br />
Lacan – <em>Pour moi l’unique science vraie, sérieuse, à suivre, c’est  la science fiction. L’autre, celle qui est officielle, qui a ses autels  dans les laboratoires avance à tâtons sans but et elle commence même à  avoir peur de son ombre.<br />
Il semble que soit arrivé aussi pour les scientifiques le moment de  l’angoisse. Dans leurs laboratoires aseptisés, revêtus de leurs blouses  amidonnées, ces vieux enfants qui jouent avec des choses inconnues,  manipulant des appareils toujours plus compliqués, et inventant des  formules toujours plus abstruses, commencent à se demander ce qui pourra  survenir demain et ce que finiront par apporter ces recherches toujours  nouvelles. Enfin, dirai-je, et si c’était trop tard ? On les appelle  biologistes, physiciens, chimistes, pour moi ce sont des fous.<br />
Seulement maintenant, alors qu’ils sont déjà en train de détruire  l’univers, leur vient à l’esprit de se demander si par hasard ça ne  pourrait pas être dangereux. Et si tout sautait ? Si les bactéries aussi  amoureusement élevées dans les blancs laboratoires se transmutaient en  ennemis mortels ? Si le monde était balayé par une horde de ces  bactéries avec toute la chose merdeuse qui l’habite, à commencer par les  scientifiques des laboratoires ?<br />
Aux trois positions impossibles de Freud, gouverner, éduquer,  psychanalyser, j’en ajouterais une quatrième : la science. À ceci près  que eux, les scientifiques, ne savent pas qu’ils sont dans une position  insoutenable.</em><br />
<img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_ingres_oedipe.2.jpg" alt="" /></p>
<p>Q. – C’est une vision assez pessimiste de ce qui communément se  définit comme le progrès.<br />
L. – <em>Pas du tout, je ne suis pas pessimiste. Il n’arrivera rien.  Pour la simple raison que l’homme est un bon à rien, même pas capable de  se détruire. Une calamité totale promue par l’homme, personnellement je  trouverais ça merveilleux. La preuve qu’il aurait finalement réussi à  fabriquer quelque chose avec ses mains, avec sa tête, sans intervention  divine ou naturelle ou autre.<br />
Toutes ces belles bactéries bien nourries se baladant dans le monde,  comme les sauterelles bibliques, signifieraient le triomphe de l’homme.  Mais ça n’arrivera pas. La science a sa bonne crise de responsabilité.  Tout rentrera dans l’ordre des choses, comme on dit. Je l’ai dit, le  réel aura le dessus comme toujours, et nous serons foutus comme  toujours.</em></p>
<p>On peut lire le reste de l’entretien sur le site de l’<a href="http://www.ecole-lacanienne.net/" target="_blank">École Lacanienne  de Psychanalyse</a>, qui propose, dans la rubrique « Pas-tout Lacan »  de lire en ligne ou de télécharger de nombreux inédits de Jacques Lacan.  J’en profite pour signaler qu&#8217;on peut aussi lire en ligne la <a href="http://gaogoa.free.fr/SeminaireS.htm" target="_blank">transcription  des Séminaires</a>, sur le site <em>Gaogoa</em>, et <a href="http://www.lutecium.org/jacsib/thesaur4/thesaur4.html" target="_blank">Les Mathèmes de Lacan </a>par Jacques Sibony, sur le  site <em>Lutecium</em>.</p>
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		<title>science sérieuse</title>
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		<pubDate>Sat, 01 Apr 2006 23:40:40 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Pour moi, la seule science vraie, sérieuse, à suivre, c&#8217;est la Science-Fiction. L&#8217;autre, l&#8217;officielle, qui a ses autels dans les laboratoires, avance à tâtons, sans juste milieu. Et elle commence même à avoir peur de son ombre. Jacques Lacan J’ai trouvé cette citation, que j’aime bien, dans la dossier du Magazine littéraire sur la Psychanalyse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_einstein_yoyo.4.jpg" alt="" /><em> </em></p>
<p><em>Pour moi, la seule science vraie, sérieuse, à suivre, c&#8217;est  la Science-Fiction. L&#8217;autre, l&#8217;officielle, qui a ses autels dans les  laboratoires, avance à tâtons, sans juste milieu. Et elle commence même à  avoir peur de son ombre.</em><br />
Jacques Lacan</p>
<p>J’ai trouvé cette citation, que j’aime bien, dans la dossier du <em>Magazine  littéraire </em>sur la <em>Psychanalyse</em> (428, février 2004). Si  quelque lacanien passe par ici et peut me confirmer qu’elle est bien de  Lacan et m&#8217;indiquer où on peut la lire dans son contexte, je l’en  remercie par avance. Peu nombreux sont (encore ?) à ce jour les  visiteurs de ce blog et que parmi eux se trouvent des lacaniens me  paraît improbable … mais ayant  lu (dans un blog !) que la plupart des  blogs créés après 2005 ne seront jamais lus,  je remercie aussi les  visiteurs non lacaniens d&#8217;être passés.</p>
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		<title>goûter à un certain fruit</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Mar 2006 00:20:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai emprunté ces ponts qui unissent &#8211; ou devraient unir &#8211; culture scientifique et culture littéraire, franchissant un fossé qui m&#8217;a toujours semblé absurde. [...] Il s&#8217;agit d’une coupure artificielle, arbitraire et nuisible, héritage de lointains tabous et de la Contre-Réforme, voire d&#8217;une interprétation étroite de l&#8217;interdit biblique qui défend de goûter à un certain [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_cranach_eve.2.jpeg" alt="" /><em> </em></p>
<p><em>J&#8217;ai emprunté ces ponts qui unissent &#8211; ou devraient unir &#8211;  culture scientifique et culture littéraire, franchissant un fossé qui  m&#8217;a toujours semblé absurde.</em> [...] <em>Il s&#8217;agit d’une coupure  artificielle, arbitraire et nuisible, héritage de lointains tabous et de  la Contre-Réforme, voire d&#8217;une interprétation étroite de l&#8217;interdit  biblique qui défend de goûter à un certain fruit. Ni Empédocle, ni Dante  ni Léonard de Vinci ni Galilée ni Descartes ni Goethe ni Einstein ne  connaissaient ce triste cloisonnement.</em></p>
<p>Primo Levi, <em>Le Métier des autres</em></p>
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		<title>l&#8217;art et la science au sommet</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Mar 2006 10:55:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[science]]></category>

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		<description><![CDATA[Plus il ira, plus l&#8217;art sera scientifique, de même que la science deviendra artistique. Tous deux se rejoindront au sommet après s&#8217;être séparés à la base. Gustave Flaubert]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>Plus il ira, plus l&#8217;art sera scientifique, de même que la science  deviendra artistique.<br />
Tous deux se rejoindront au sommet après s&#8217;être séparés à la base.</p></blockquote>
<p>Gustave Flaubert</p>
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