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	<title>mille plateaux &#187; science-fiction</title>
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	<description>mémoire des lignes de fuite</description>
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		<title>une créature faite de matière</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Nov 2007 02:01:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
				<category><![CDATA[écrivains]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[Je suis né en 1961. La science-fiction me passionne depuis mon plus jeune âge, et j’ai lu la plupart de ses classiques durant ma jeunesse. J&#8217;ai étudié les mathématiques à l’université et un peu flirté avec la réalisation de films amateurs, mais j’étais vraiment un mauvais réalisateur. J’ai fini par travailler comme analyste programmeur durant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/public/images%20nov07/egan_radieux.jpg" alt="egan_radieux.jpg" /></p>
<blockquote><p>Je suis né en 1961. La science-fiction me passionne depuis mon plus jeune âge, et j’ai lu la plupart de ses classiques durant ma jeunesse. J&#8217;ai étudié les mathématiques à l’université et un peu flirté avec la réalisation de films amateurs, mais j’étais vraiment un mauvais réalisateur. J’ai fini par travailler comme analyste programmeur durant une bonne dizaine d&#8217;années. Depuis 1990, je suis écrivain à temps plein.<br />
Tout ce qui touche aux sciences me passionne, mais je pense que les sujets qui éveillent le plus ma curiosité se situent à l’intersection entre les domaines de la science et de la spéculation philosophique : des choses telles que la nature de l’expérience consciente et la nature fondamentale de la réalité. À mon avis, notre plus grande découverte de ces trois cents dernières années tient dans la prise de conscience que l’homme est une créature faite de matière, et que cette matière qui nous compose obéit aux mêmes lois physiques que n’importe quoi d&#8217;autre dans l&#8217;univers. Dans un sens, mon œuvre parle presque exclusivement de cela.</p>
<p>Réponse à la question « Pouvez-vous, en quelques mots, vous présenter à nos lecteurs ? », Entretien avec Denis Labbé, dans <em>Bifrost</em>, 45, janvier 2007, p. 138</p></blockquote>
<p>Le deuxième volume de l’intégrale des nouvelles de l&#8217;australien Greg Egan, l&#8217;un des plus passionnants auteurs de science-fiction d&#8217;aujourd&#8217;hui, vient de paraître sous le titre <em>Radieux</em> aux éditions du <a hreflang="fr" href="http://www.belial.fr/">Bélial</a>.</p>
<p>à voir en ligne :<br />
- <a hreflang="fr" href="http://gregegan.customer.netspace.net.au/">le site de Greg Egan</a><br />
- d&#8217;autres liens dans mon billet de l’an dernier sur le <a hreflang="fr" href="/post/2006/10/01/egan">premier volume de nouvelles</a>, <em>Axiomatique</em> (Bélial, 2006)<br />
et, sur <em>Radieux</em>, les critiques de <a hreflang="fr" href="http://livres.fluctuat.net/blog/26384-greg-egan-l-integrale-des-nouvelles-deuxieme-.html">Mille feuilles</a> et du <a hreflang="fr" href="http://www.cafardcosmique.com/Radieux-de-Greg-EGAN">Cafard cosmique</a>.</p>
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		<title>mutations</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Oct 2006 01:18:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
				<category><![CDATA[écrivains]]></category>
		<category><![CDATA[mutations]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour changer d&#8217;air, saluons la publication par les éditions du Bélial d&#8216;Axiomatique, un recueil de 18 nouvelles, dont dix inédites en France, de Greg Egan ; ce recueil sera suivi en mai 2007 d’un second, Luminous, puis en 2008 d’un troisième, sans équivalent en langue anglaise, réunissant ses textes les plus récents. Quatre des romans de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="float: left; margin: 0 1em 1em 0;" src="/public/livres/.egan_axiomatique_s.jpg" alt="egan_axiomatique.jpg" /></p>
<p>Pour changer d&#8217;air, saluons la publication par les <a hreflang="fr" href="http://www.belial.fr/">éditions du Bélial</a> d<em>&#8216;Axiomatique</em>, un recueil de 18 nouvelles, dont dix inédites en France, de Greg Egan ; ce recueil sera suivi en mai 2007 d’un second, <em>Luminous</em>, puis en 2008 d’un troisième, sans équivalent en langue anglaise, réunissant ses textes les plus récents.</p>
<p>Quatre des romans de Greg Egan ont été traduits et publiés en France :</p>
<p><em>Isolation</em> (<em>Quarantine</em>, 1992) (Denoël, &laquo;&nbsp;Lune d&#8217;encre&nbsp;&raquo;, 2000, Livre de Poche, 2003)<br />
<em>La cité des permutants</em> (<em>Permutation city</em>, 1994) (Robert Laffont, &laquo;&nbsp;Ailleurs et demain&nbsp;&raquo;, 1996, Livre de poche, 2000)<br />
<em>L&#8217;énigme de l&#8217;univers</em> (<em>Distress</em>, 1995) (Robert Laffont, &laquo;&nbsp;Ailleurs et demain&nbsp;&raquo;, 1997, Livre de poche, 2001)<br />
<em>Téranésie</em> (<em>Teranesia</em>, 2000) (Robert Laffont, &laquo;&nbsp;Ailleurs et Demain&nbsp;&raquo;, 2001, Livre de poche, 2006).</p>
<p>Ces textes passionnants explorent les théories scientifiques actuelles (des neurosciences à la physique quantique, de l&#8217;informatique à l&#8217;astrophysique) et spéculent sur le meilleur et sur le pire de ce que l&#8217;homme est en mesure de devenir demain (ou après-demain).</p>
<p>Greg Egan nous dit-on est né en 1961 à Perth en Australie. Diplômé de Mathématiques, il partage aujourd’hui son temps entre la programmation informatique et l’écriture.<br />
C&#8217;est à peu près tout ce que l’on sait sur cet auteur qui reste très discret et dont le nom est peut-être bien un pseudonyme (essayez de couper-coller les 2 premières lettres de son prénom et les 2 premières lettres de son nom puis les 2 dernières lettres de son prénom et de son nom &#8230;)</p>
<p>On peut consulter en ligne <a hreflang="fr" href="http://gregegan.customer.netspace.net.au/index.html">son site personnel</a>.</p>
<p>Le site Quarante-Deux offre une <a hreflang="fr" href="http://www.quarante-deux.org/exliibris/00/11/02/ba.html">bibliographie complète</a>, <a hreflang="fr" href="http://www.quarante-deux.org/recits/egan.html">sept courtes nouvelles</a> traduites en français et <a hreflang="fr" href="http://www.quarante-deux.org/archives/klein/prefaces/lp27233.html">deux</a> <a hreflang="fr" href="http://www.quarante-deux.org/archives/klein/prefaces/lp27224.html">articles</a> critiques de Gérard Klein.</p>
<p>On trouve aussi des notices bio-bibliographiques en français sur les sites <a hreflang="fr" href="http://www.cafardcosmique.com/EGAN-Greg">Le Cafard cosmique</a> et <a hreflang="fr" href="http://home.nordnet.fr/~aleyssens/auteur/egan.htm">Chronos</a>. Enfin j&#8217;en <a hreflang="fr" href="http://consciences.blogspirit.com/archive/2006/06/12/mutants.html">avais aussi parlé là</a> à l&#8217;occasion de la parution d&#8217;un article concernant son oeuvre dans la revue <em>Critique</em>.</p>
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		<title>inverser l&#039;analogie</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Apr 2006 23:18:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
				<category><![CDATA[essais]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[machine]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans sa conférence « Androïde contre humain » (« Androïd and human », Vancouver, 1972), Philip K. Dick, immense écrivain de science-fiction, invite très judicieusement, sur cette question de l&#8217;homme-macine, à « inverser l’analogie » : plutôt que de se demander si un jour la vie artificielle va devenir humaine, pourquoi ne pas nous demander [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans sa conférence « Androïde contre humain » (« Androïd and human »,  Vancouver, 1972), Philip K. Dick, immense écrivain de science-fiction,  invite très judicieusement, sur cette question de l&#8217;homme-macine, à «  inverser l’analogie »  : plutôt que de se demander si un jour la vie  artificielle va devenir humaine, pourquoi ne pas nous demander si  l&#8217;humain n&#8217;est pas en train de devenir machine.</p>
<p><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_dick_scmvd.2.jpg" alt="" /><em> </em></p>
<p><em>Et puis &#8211; même si une telle idée n’est guère agréable &#8211;  tandis que le monde externe devient de plus en plus animé, il se peut  que nous &#8211; les soi-disant humains &#8211; devenions, et, d’une certaine  manière, ayons toujours été, inanimés au sens où</em> nous <em>sommes  dirigés par des tropismes inhérents, plutôt que dirigeants nous-mêmes.  Auquel cas nous et nos ordinateurs toujours plus perfectionnés pourrions  fort bien nous rencontrer à mi-chemin. </em></p>
<p>et d&#8217;évoquer les <em>créatures</em> que sont devenus aujourd&#8217;hui nombre  de <em>pseudo-humains</em> qui ne sont plus que</p>
<p><em>des instruments, des moyens plutôt que des fins, et donc, à mon  sens, réduits à être semblables à des machines dans le </em>mauvais <em>sens  du terme </em>[…]. <em>Il s’agit ici d’humains réduits à une pure  utilité &#8211; de femmes et d’hommes transformés en machines et servant un  objectif qui, aussi « bon » soit-il en principe, exige l’emploi, pour  son accomplissement, de ce que je considère comme le plus grand mal  imaginable : l’imposition sur ce qui était un homme libre, qui riait et  pleurait et faisait des erreurs et divaguait sottement ou à loisir,  d’une restriction qui le contraint, malgré ce qu’il imagine ou ce qu’il  en pense, à atteindre un but situé en dehors de sa propre destinée &#8211;  aussi minuscule soit-elle. </em></p>
<p>Philip K. Dick, <em>Si ce monde vous déplaît… et autres écrits</em>,  L’Éclat, 1998, p. 28 et 29</p>
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		<title>lituraterre</title>
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		<pubDate>Sun, 02 Apr 2006 23:50:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[science]]></category>
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		<description><![CDATA[(ce jeu de mot là est dans Littérature, 3, octobre 1971) Ça n’est pas pour me vanter mais j’ai un lecteur lacanien ! Je le remercie pour sa réaction rapide. Grâce à lui je peux préciser que la citation de Lacan est extraite de « Freud per sempre », un entretien de Jacques Lacan avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>(ce jeu de mot là est dans <em>Littérature</em>, 3, octobre 1971)</p>
<p>Ça n’est pas pour me vanter mais j’ai un lecteur lacanien ! Je le  remercie pour sa réaction rapide. Grâce à lui je peux préciser que la  citation de Lacan est extraite de « Freud per sempre », un entretien de  Jacques Lacan avec Emilia Granzotto pour le journal <em>Panorama</em> (Rome, 21 novembre 1974), et la citer plus largement, ce qui permet de  s’apercevoir que le but de Lacan n’est nullement de faire l’éloge de la  science-fiction, mais bien de dire du mal, de manière assez drôle, il  faut l&#8217;avouer, de ses collègues scientifiques et leurs prétendus progrès  :<br />
<img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_oedipe_et_la_sphynge.2.jpg" alt="" /></p>
<p>Question. – Quel rapport y a-t-il aujourd’hui entre la science et  la psychanalyse ?<br />
Lacan – <em>Pour moi l’unique science vraie, sérieuse, à suivre, c’est  la science fiction. L’autre, celle qui est officielle, qui a ses autels  dans les laboratoires avance à tâtons sans but et elle commence même à  avoir peur de son ombre.<br />
Il semble que soit arrivé aussi pour les scientifiques le moment de  l’angoisse. Dans leurs laboratoires aseptisés, revêtus de leurs blouses  amidonnées, ces vieux enfants qui jouent avec des choses inconnues,  manipulant des appareils toujours plus compliqués, et inventant des  formules toujours plus abstruses, commencent à se demander ce qui pourra  survenir demain et ce que finiront par apporter ces recherches toujours  nouvelles. Enfin, dirai-je, et si c’était trop tard ? On les appelle  biologistes, physiciens, chimistes, pour moi ce sont des fous.<br />
Seulement maintenant, alors qu’ils sont déjà en train de détruire  l’univers, leur vient à l’esprit de se demander si par hasard ça ne  pourrait pas être dangereux. Et si tout sautait ? Si les bactéries aussi  amoureusement élevées dans les blancs laboratoires se transmutaient en  ennemis mortels ? Si le monde était balayé par une horde de ces  bactéries avec toute la chose merdeuse qui l’habite, à commencer par les  scientifiques des laboratoires ?<br />
Aux trois positions impossibles de Freud, gouverner, éduquer,  psychanalyser, j’en ajouterais une quatrième : la science. À ceci près  que eux, les scientifiques, ne savent pas qu’ils sont dans une position  insoutenable.</em><br />
<img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_ingres_oedipe.2.jpg" alt="" /></p>
<p>Q. – C’est une vision assez pessimiste de ce qui communément se  définit comme le progrès.<br />
L. – <em>Pas du tout, je ne suis pas pessimiste. Il n’arrivera rien.  Pour la simple raison que l’homme est un bon à rien, même pas capable de  se détruire. Une calamité totale promue par l’homme, personnellement je  trouverais ça merveilleux. La preuve qu’il aurait finalement réussi à  fabriquer quelque chose avec ses mains, avec sa tête, sans intervention  divine ou naturelle ou autre.<br />
Toutes ces belles bactéries bien nourries se baladant dans le monde,  comme les sauterelles bibliques, signifieraient le triomphe de l’homme.  Mais ça n’arrivera pas. La science a sa bonne crise de responsabilité.  Tout rentrera dans l’ordre des choses, comme on dit. Je l’ai dit, le  réel aura le dessus comme toujours, et nous serons foutus comme  toujours.</em></p>
<p>On peut lire le reste de l’entretien sur le site de l’<a href="http://www.ecole-lacanienne.net/" target="_blank">École Lacanienne  de Psychanalyse</a>, qui propose, dans la rubrique « Pas-tout Lacan »  de lire en ligne ou de télécharger de nombreux inédits de Jacques Lacan.  J’en profite pour signaler qu&#8217;on peut aussi lire en ligne la <a href="http://gaogoa.free.fr/SeminaireS.htm" target="_blank">transcription  des Séminaires</a>, sur le site <em>Gaogoa</em>, et <a href="http://www.lutecium.org/jacsib/thesaur4/thesaur4.html" target="_blank">Les Mathèmes de Lacan </a>par Jacques Sibony, sur le  site <em>Lutecium</em>.</p>
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		<title>totalement inhumaine</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Mar 2006 00:20:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>cgenin</dc:creator>
				<category><![CDATA[écrivains]]></category>
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		<description><![CDATA[Jean-Michel Truong &#8211; psychologue et philosophe de formation, fondateur de Cognitech, première société européenne spécialisée en intelligence artificielle &#8211; a rencontré en 1999 un grand succès avec Le Successeur de Pierre (Denoël), un roman de science-fiction très stimulant dans lequel il mettait en récit des réflexions sur les mutations que vont entraîner l&#8217;intelligence artificielle. À [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.jean-michel-truong.net/" target="_blank">Jean-Michel  Truong</a> &#8211; psychologue et philosophe de formation, fondateur de  Cognitech, première société européenne spécialisée en intelligence  artificielle &#8211; a rencontré en 1999 un grand succès avec<em> Le  Successeur de Pierre</em> (Denoël), un roman de science-fiction très  stimulant dans lequel il mettait en récit des réflexions sur les  mutations que vont entraîner l&#8217;intelligence artificielle. À la lumière  notamment des théories mémétique et des thèses du philosophe allemand  Peter Sloterdijk (sur lesquelles je reviendrai), l’avenir de l’humanité y  est présenté de manière très sombre, sans doute car dans la fiction  comme dans les essais, la peur fait vendre.<br />
<img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_sucesseur_pierre.2.jpeg" alt="" /></p>
<p>Le roman est prolongé par un essai, <em>Totalement inhumaine </em>(Les  Empêcheurs de penser en rond, 2001), dans lequel Truong explicite et  éclaire de citations ses intuitions romanesques. Il écrit ainsi :<br />
<em>J’appelle Successeur cette forme de vie nouvelle susceptible de  prendre la suite de l’homme comme habitacle de la conscience. </em>[…] <em>Le  Successeur est l’espèce émergeant sous nos yeux de ce substrat  artificiel – fait de mémoires et de processeurs toujours plus nombreux  et en voie d’interconnexion massive – qu’on appelle le « Net ». </em>(49-50)<br />
<em>Comme toute espèce bien née, le Successeur se comporte de manière à «  persister dans son être », ce qui en patois biologique &#8211; forcément plus  rustique &#8211; se traduit par « répliquer ses gènes »</em> (50-51) ; [sa  forme de reproduction est la] <em>copie du contenu d’une mémoire dans  une autre</em> (52)<br />
<em>Notre conscience n’est pas un organe qu’il serait loisible de  transplanter ici ou là, c’est la résultante d’un processus évolutif. Ce  que nous léguons au Successeur, ce n’est pas la conscience et moins  encore notre conscience, mais les conditions d’émergence d’une  conscience.</em> […] <em>Le Successeur n’use de la représentation  symbolique et de la logique mathématique que parce qu’il est  provisoirement tenu d’interagir avec nous : comme d’une langue  étrangère. C’est une concession qu’il nous fait, le temps de nous  apprivoiser. Son idiome, nous ne le connaissons pas. Peut-être même un  jour, dispensé qu’il sera de parler à quiconque, lui sera-t-il possible  d’économiser ce détour dispendieux par le langage et la logique qui  plomba tant l’intelligence humaine, pour enfin appréhender le monde de  manière immédiate, et ainsi accéder – ô ironie! – à cette pensée vraie  dont Heidegger disait qu’elle est l’apanage du poète.</em> (207-208)</p>
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		<title>ayas de science-fiction</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Feb 2006 23:25:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[citations]]></category>
		<category><![CDATA[intelligence artificielle]]></category>
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		<description><![CDATA[La possibilité pour l&#8217;homme d&#8217;être bientôt capable de créer des êtres doués d&#8217;une intelligence dite artificielle lui fait peur. La littérature (de science-fiction essentiellement, mais pas seulement) est peut-être le lieu où cette question est posée avec le plus de pertinence, car au lieu de s&#8217;en tenir à des généralités, les auteurs de fictions doivent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La possibilité pour l&#8217;homme d&#8217;être bientôt capable de créer des  êtres doués d&#8217;une intelligence dite artificielle lui fait peur.</p>
<p>La littérature (de science-fiction essentiellement, mais pas seulement)  est peut-être le lieu où cette question est posée avec le plus de  pertinence, car au lieu de s&#8217;en tenir à des généralités, les auteurs de  fictions doivent confronter les théories ou les intuitions qu&#8217;ils  peuvent avoir sur le sujet à des personnages et à des situations qu&#8217;il  sont tenus de rendre réalistes.</p>
<p>Lorsqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;imaginer ce que pourrait être un monde futur où  l&#8217;homme aurait à composer avec des êtres qui le surpasserait en  intelligence et en complexité, beaucoup préfèrent &#8211; sans doute car c&#8217;est  plus facile &#8211; surfer sur les craintes. Certains le font avec talent,  comme récemment en France <a href="http://www.jean-michel-truong.net/" target="_blank">Jean-Michel Truong</a> et son <em>Successeur de pierre</em>.</p>
<div><img src="http://consciences.blogspirit.com/images/medium_androide2.2.jpg" alt="" /></div>
<p>Littérature, films et séries de science-fiction ont cependant aussi créé  un certain nombre de personnages plus complexes et plus nuancés, comme  le savoureux Data, l&#8217;androïde de <em>Star Trek Next Generation</em>, le  caustique Francis de <em><a href="http://age-de-cristal.neuf.fr/" target="_blank">L&#8217;Âge de Cristal</a></em>, h2g2, le robot dépressif du <em>Guide  Galactique </em>de Douglas Adams, les ayas (Gloria et ses filles)  serviables mais facétieuses des <em>Futurs mystères de Paris </em>de  Roland C. Wagner, ou Macno, le &laquo;&nbsp;casse-couilles&nbsp;&raquo; libertaire des éditions  Baleine.</p>
<p>D&#8217;autres auteurs ont élaboré tout un monde autour de cette notion, tels  Greg Egan dans la <em>Cité des permutants </em>ou plus encore Iain M.  Banks, dont le cycle de la Culture est peuplé de vaisseaux et de drones  aux noms métaphoriques qui observent avec un attendrissement  mêlé  d&#8217;agacement les humains un peu limités mais tellement amusants et  surprenants parfois qui vivent à leurs côtés.</p>
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