Archives par mot-clé : neurosciences

éloge de la fuite

Ces conseils rejoignent ceux que donne, dans le très beau premier chapitre, intitulé « Autoportrait », de son Éloge de la fuite (Robert Laffont, 1976), le biologiste Henri Laborit : […] chaque homme saura qu’il n’exprime qu’une motivation simple, celle de rester normal. Normal, non par rapport au plus grand nombre, qui, soumis inconsciemment à… Lire la suite »

le sentiment même de soi

Pour Damasio, ce titre l’affirme, la conscience est un sentiment. Un sentiment (en simplifiant énormément, car il existe des sentiments inconscients) est ce qui naît lorsqu’une émotion devient consciente ; la conscience naît lorsque le fait de ressentir devient lui même conscient. La conscience est par conséquent un sentiment de sentiment, « le sentiment de… Lire la suite »

persévérer dans son être

Chaque chose, selon sa puissance d’être, s’efforce de persévérer dans son être. […] L’effort par lequel chaque chose s’efforce de persévérer dans son être n’est rien en dehors de l’essence actuelle de cette chose. Spinoza, Éthique, III, propositions 6 et 7 Le conatus (le terme latin utilisé pour nommer cet effort, ce désir ou cette… Lire la suite »

intuitions spinozistes

Mais, selon Damasio, Spinoza ne s’est pas contenté de contredire Descartes en affirmant que l’esprit est inséparable du corps, que tous deux sont faits de la même étoffe et sur un pied d’égalité : « Il me semble – mais peut-être me trompé-je – que, si on se fie aux propositions de la deuxième partie… Lire la suite »

spinoza encule descartes

Un neurologue a beaucoup travaillé et écrit sur les émotions, les sentiments, et les rapports complexes entre le corps et l’esprit : Antonio R. Damasio, qui est né et a fait ses études à Lisbonne avant de partir pour les Etats-Unis, et est aujourd’hui mondialement connu pour ses travaux sur le cerveau humain. Damasio, dont… Lire la suite »

je suis triste parce que je pleure

Les émotions, de même, ne sont pas nécessairement conscientes. Elles sont même d’abord inconscientes. Les émotions dites primaires (la peur, la joie, la colère, la tristesse, la surprise, le dégoût…) sont en effet dans un premier temps des modifications corporelles : face à une situation donnée, le corps tout entier réagit par des sécrétions endocrines… Lire la suite »

biologie des passions

Tout de même, anature ou pas, l’homme doit composer avec tout ce que, dans son système nerveux, il ne contrôle pas et dont le plus souvent il n’est pas même conscient – peut-être est-ce là, d’ailleurs, que réside l’inconscient véritable. Comme tous les organismes vivants le corps humain n’a pu survivre qu’en maintenant son milieu… Lire la suite »

néoténie et anature

Dans Machine-esprit (Odile Jacob, 2001), Alain Prochiantz reprend cette idée de la plasticité du cerveau humain, qui « est l’objet d’une reconstruction permanente permise par le renouvellement des neurones, la modification de leurs arborisations, la naissance et la mort des synapses ». Il revient sur l’histoire de la formation du cerveau, des arthropodes aux vertébrés,… Lire la suite »

modifications du paysage

On doit le dire : une des caractéristiques majeures du système nerveux réside sans aucun doute dans sa plasticité. Le cerveau ne saurait être considéré comme un réseau de câbles définitivement établis, et le vieillissement cérébral comme la mise hors réseau d’un nombre de plus en plus élevé d’éléments de ce circuit. Même si cela… Lire la suite »

une oeuvre unique

Quelques lignes plus bas, Joseph Ledoux compare un cerveau en activité à « un grand cocktail pendant une soirée, où des centaines de personnes se tiennent debout et discutent entre elles » (p. 67). Comme dans un cocktail mondain, les groupes se font et se défont, certains arrivent d’autres s’en vont. Notre cerveau est en… Lire la suite »

des conversations électrochimiques

La séquence complète de la communication entre neurones est ainsi en général électrique-chimique-électrique: des signaux électriques progressant le long des axones sont convertis à leurs extrémités en messages chimiques qui permettent le déclenchement de signaux électriques. […] Aussi difficile que cela puisse être à imaginer, ce sont des conversations électrochimiques entre neurones qui rendent possibles… Lire la suite »

plus vaste que le ciel. 2

Le neurobiologiste Gérald M. Edelman a choisi cette citation d’Emily Dickinson pour titre de son ouvrage Plus vaste que le ciel. Un nouvelle théorie générale du cerveau (Odile Jacob, 2004, traduction de Wider than the sky. The Phenomenal Gift of consciousness, 2004). Il est aussi l’auteur notamment de Biologie de la concience (Odile Jacob, 1992)… Lire la suite »

que faire de notre cerveau ?

Cette question est empruntée à Catherine Malabou. C’est le titre d’un petit livre très stimulant dans lequel elle expose avec clarté certaines découvertes récentes des neurosciences. Philosophe et impatiente, elle incite les scientifiques qui travaillent sur le cerveau à tirer toutes les conséquences humaines et politiques de leurs découvertes. Elle invite également tout un chacun… Lire la suite »