Archives par mot-clé : Proust

La culture médicale de Marcel Proust (1999)

Christine Genin. « La culture médicale de Marcel Proust ». p. 102-109 dans Marcel Proust. L’écriture et les arts. Catalogue de l’exposition Marcel Proust. L’écriture et les arts (Bibliothèque nationale de France, novembre 1999 – février 2000). Paris : Gallimard, 1999, 311 p. S’il est évident pour chacun que la peinture, la musique ou la… Lire la suite »

deus ex machina

Si je ne peux accorder crédit à ce deus ex machina qui fait trop opportunément se rencontrer ou se manquer les personnages d’un récit, en revanche, il m’apparaît tout à fait crédible, parce que dans l’ordre sensible des choses, que Proust soit soudain transporté de la cour de l’Hôtel des Guermantes sur le parvis de… Lire la suite »

sous cette peau, croupir

Ce lieu que Proust, doucement, anxieusement, vient occuper de nouveau à chacun de ses réveils, à ce lieu-là, dès que j’ai les yeux ouverts, je ne peux plus échapper. Non pas que je sois par lui cloué sur place – puisque après tout je peux non seulement bouger et remuer, mais je peux le «… Lire la suite »

agent pathogène

Pour une affection que les médecins guérissent avec les médicaments (on assure, du moins, que cela est arrivé quelquefois), ils en produisent dix chez les sujets bien portants, en leur inoculant cet agent pathogène plus virulent mille fois que tous les microbes, l’idée qu’on est malade. Marcel Proust, Le côté de Guermantes, À la recherche… Lire la suite »

tableaux détachés

Dans plusieurs entretiens et textes théoriques, Claude Simon cite (de mémoire précise-t-il) un passage de Madame Bovary, par exemple : Il y a à ce sujet dans Madame Bovary une toute petite phrase d’une importance capitale, et qui a présidé à tout un aspect de l’évolution du roman contemporain. C’est celle-ci : « Tout ce qu’il y avait… Lire la suite »

l’épouvantail d’hudimesnil

Jean-François Paillard parle également fort bien de ses propres « machines romanesques » dans un entretien avec Fabienne Swiatly proposé par remue.net : (…) Au point où en est aujourd’hui la « Fiction », je pense qu’un roman est une expérience narrative qui doit tout tenter, même l’impossible, le présomptueux, le « plus grand que soi », la confusion,… Lire la suite »

la lecture est une amitié

Spécialement pour les commentateurs de mon précédent billet, un petit bonus proustien (sans statue ni boulons, s’entend!) : Sans doute, l’amitié, l’amitié qui a égard aux individus, est une chose frivole, et la lecture est une amitié. Mais du moins c’est une amitié sincère, et le fait qu’elle s’adresse à un mort, à un absent, lui… Lire la suite »

à la surface de soi-même

  Les êtres qui en ont la possibilité – il est vrai que ce sont les artistes et j’étais convaincu depuis longtemps que je ne le serais jamais – ont aussi le devoir de vivre pour eux-mêmes ; or l’amitié leur est une dispense de ce devoir, une abdication de soi. La conversation même qui est… Lire la suite »

paperolles et hypertexte

Dans le bloc-notes de son fascinant Désordre, Philippe De Jonckheere apporte également des réponses intéressantes et singulières à des questions sur l’ « écriture en ligne », en convoquant notamment ce cher Marcel et sa dévouée Céleste (sans -ine, il me semble) : « Écrire au clavier versus écrire avec un stylo permet notamment de faire enfler le… Lire la suite »

comme un polypier

et Marcel Proust écrit dans la Recherche : Mais on ne s’afflige pas plus d’être devenu un autre, les années ayant passé et dans l’ordre de la succession des temps, qu’on ne s’afflige, à une même époque, d’être tour à tour les êtres contradictoires, le méchant, le sensible, le délicat, le mufle, le désintéressé, l’ambitieux,… Lire la suite »

cerveau frémissant

Et avoir un corps, c’est la grande menace pour l’esprit. La vie humaine et pensante, dont il faut sans doute moins dire qu’elle est un miraculeux perfectionnement de la vie animale et physique, mais plutôt qu’elle est une imperfection, encore aussi rudimentaire qu’est l’existence commune des protozoaires en polypiers, que le corps de la baleine,… Lire la suite »