Archives par mot-clé : penser

écrire pour penser

Le dernier essai de Georges Picard est tout aussi atypique et subjectif que les précédents et son titre, Tout le monde devrait écrire (Corti, 2006), encore plus accrocheur. Il ne faut pas s’y arrêter et découvrir ce texte plein de nuances et de passion, d’humour et d’esprit de résistance, sur la lecture et l’écriture. J’ai… Lire la suite »

penser à ne plus penser

Quelques extraits : 1.8 Il est plus facile de ne pas penser que l’on ne pense pas que de penser que l’on ne pense pas. 1.9 Si je souhaite ne plus penser, il me faut arrêter la pensée de ne plus penser au moment où je dois commencer à ne plus penser. 1.10 Mais j’arrête là… Lire la suite »

(pensum)

Pensum est le sous titre du Tractatus logo mecanicus publié par Jean-Michel Espitallier en juin dernier aux éditions Al Dante. Enpruntant la construction et les figures obligées (rigueur logico-mathématique, paradoxes, syllogismes, etc.) du célèbre Tractatus de Wittgenstein, ce petit livre réjouissant creuse jusqu’à l’absurde la question : qu’est-ce que penser ? Jean-Michel Espitallier est né en 1957.… Lire la suite »

abîmes de nescience

Après quelque temps, toujours le « penser » s’arrête. Écrit, c’est ce qu’on appellera une pensée. C’est pourtant alors qu’il faudrait qu’elle soit continuée, mais il n’y a plus prise. Des abîmes de nescience la bordent, la précèdent, la suivent. D’inextricables contradictions, d’insurmontables incertitudes, enfin une impuissance totale. Si l’on insiste, des abîmes de rien.… Lire la suite »

bancs d’idées

Sans doute je me le disais autrefois, mais (est-ce la neurasthénie de guerre?) il me semble de plus en plus indubitablement sentir la ténuité de ces ruisselets grâce auxquels s’allument mes pensées vagues, si vite exténuées, en mon laboratoire poupin enfermé dans mon crâne. […] Pourtant, c’est dans le moins de force que m’apparaissent toujours… Lire la suite »

ne plus savoir penser

Comme le corps (ses organes et ses fonctions) a été connu principalement et dévoilé, non par les prouesses des forts, mais par les troubles des faibles, des malades, des infirmes, des blessés (la santé étant silencieuse et source de cette impression immensément erronée que tout va de soi), ce sont les perturbations de l’esprit, ses… Lire la suite »

une zone d’ombre

L’examen de la pensée fausse la pensée comme, en microphysique, l’observation de la lumière (du trajet du photon) la fausse. Tout progrès, toute nouvelle observation, toute pensée, toute création, semble créer (avec une lumière) une zone d’ombre. Henri Michaux, Postface de Plume

je pense donc je suis

Ainsi, à cause que nos sens nous trompent quelquefois, je voulus supposer qu’il n’y avait aucune chose qui fût telle qu’ils nous la font imaginer. […] Je rejetai comme fausses toutes les raisons que j’avais prises auparavant pour démonstrations […] et me résolus de feindre que toutes les choses qui m’étaient jamais entrées en l’esprit… Lire la suite »

à quoi pensent les calamars ?

Même si, comme le souligne mon lecteur lacanien, on ne sait toujours pas ce qu’est la conscience, même si une majorité d’humains considère encore que la conscience et l’esprit ne sauraient être des objets d’études scientifiques, les scientifiques qui se penchent sur le cerveau humain pour tenter d’expliquer et de comprendre son fonctionnement sont aujourd’hui… Lire la suite »

un roseau pensant

L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant. Il ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser, une vapeur, une goutte d’eau suffit pour le tuer. Mais quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue ; parce qu’il sait qu’il meurt, et… Lire la suite »

pensée échappée

Hasard donne les pensées, et hasard les ôte ; point d’art pour conserver ni pour acquérir. Pensée échappée, je la voulais écrire ; j’écris, au lieu, qu’elle m’est échappée. Blaise Pascal, Les Pensées, VI,  » Les Philosophes «