au-delà et en-dessous de la civilisation régnante
Par cgat le vendredi 10 octobre 2008, 00:44 - écrivains - Lien permanent
« l’écrivain de la rupture, de l’aventure poétique et de l’extase sensuelle, l’explorateur d’une humanité au-delà et en-dessous de la civilisation régnante » précise le communiqué de Stockholm.
::: notice
Wikipedia
::: Association des lecteurs de
J-M G. Le Clézio
::: dossier BibliObs
::: et à l’occasion de ce prix Nobel – roulement de tambour - Pierre Assouline a découvert le lien hypertexte …!
::: à voir aussi : J-M G Le Clezio (et Jean Echenoz!) chez François Busnel ce soir
Commentaires
Ah, mince, il y avait aussi Echenoz ! Mais la mini-vague de Busnel était au-dessus de mes forces, et j'ai préféré regarder "Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood"...
faculté de bilocation d'Echenoz : il était aussi chez Veinstein, la preuve http://www.radiofrance.fr/chaines/f...
Enfin une bonne nouvelle à la radio !
"Danser avec l'histoire", quel programme !
Didier, la vidéo est en ligne : rattrapage possible ! (de plus, en ligne, on peut planquer la mini-vague sous une autre fenêtre et écouter la télé comme la radio - puisque de plus en plus la radio, comme ci-dessus, est filmée et mise en ligne)
merci de signaler aussi Du jour au lendemain, ms
... en essayant de faire abstraction des questions de Busnel, comme de celles de Veinstein d'ailleurs, les silences et les tremblements dans la voix de ces deux-là (qui commencent sagement et systématiquement par affirmer qu'ils écrivent pour ne pas parler, ce qui n'empêche nullement leurs interviewers de les persécuter) sont passionnants !
Certes, certes, mais la voix et les questions (?) de Busnel ne sont pas plus supportables que sa coupe de cheveux... et il faudrait en plus se farcir des palmarès des meilleures ventes, je suppose...
Cela dit j'ai écouté Du jour au lendemain, ce matin. Vive Jean Echenoz. J'aime cet homme.
et j'ai écouté Echenoz chez Veinstein hier soir (lui AV je l'aime bien : il sait écouter et faire écouter) - entre lui et Zatopeck (un des seuls sportifs avec Mimoun qui m'ai marquée question d'âge, envie d'engranger "Courir".
Pour Le Clézio je me couvre la tête de cendres, je ne l'ai qu'à peine lu, un ou deux contes et des brides
Je vois qu'il est peu ou pas question de Le Clezio dans les commentaires; je suis un vieux con qui a lu et aimé longtemps Le CLezio, et qui aime encore à relire "Désert", Haï", "L'Extase matérielle" .Lisez les si ce n'est déjà fait et merci à toi CGat pour ce lien ; j'avais déjà écouté, voir c'est encore mieux dans le cas présent.
mais non, t'es pas un vieux con !.. même si j'avoue aussi une nette préférence pour Echenoz, j'ai beaucoup aimé certains romans de Le Clézio, plutôt ceux de sa période révoltée et expérimentale du début
ce soir chez Picouly (pas de mini-vague, lui !)
http://programmes.france2.fr/cafe-l...
deux écrivains aussi (!) :
BHL et Houellebecq, seuls face à tout le monde qui est méchant avec eux (BHL voudrait même rétablir le duel !)
plutôt intéressant finalement, et Houellebecq à son avantage (lorsqu'il déclare que le procès est finalement un progrès par rapport au duel) face à beaucoup plus agaçant et pérorant que lui
Et vive les Zatopek de la BnF qui concoctent la bibliographie de Le Clezio en 5 heures chrono !
Perso je suis très pressé de lire courir...Vivement 2030 et le Nobel à Echenoz !!
Sur nos deux penseurs innocents victimes de lynchages permanents une bonne nouvelle :
http://www.rue89.com/cabinet-de-lec...
Moi, j'ai un excellent souvenir de "la quarantaine" que j'ai lu adolescent. Et je crois même que j'avais pas tout compris ne sachant pas ce qu'était une quarantaine. Mais j'avais été séduit pas le style, les couleurs, le dépaysement.
Et puis, Le Clézio, excusez-moi mais je le trouve super beau. 68 printemps et quelle classe !!!
@ Bobo : ne persiflons pas sur cet épisode malheureux !.. si ce n'est pour remercier la maman de Zélie de son aide (ce que je n'ai pas eu le temps de faire hier) : comme Zatopek (toutes proportions gardées) et tant d'autres ... c'était à l'insu de mon plein gré (car j'ai la faiblesse de penser que la BnF n'est pas l'AFP)
@ Loïc : très beau en effet (quoique pas trop mon genre) : je me suis souvent demandé dans quelle mesure le physique de mannequin taiseux de l'auteur du Procès-verbal avait pu contribuer à son succès (je n'étais pas encore en état d'en juger en 1963)
Je comprends que Busnel vous insupporte mais faut voir qu'il a fait de grands progrès. J'ai des enregistrements radio où il était beaucoup plus arrogant, beaucoup plus ardissonnant.
Tout le monde n'a pas le talent de Taddeï pour laisser les gens simplement finir leur phrase.
Mais alors C gat, j'ai envie de te demander : quel est ton genre d'homme ? (et par là même, qui es-tu -))))
Concernant Taddeï, je suis un peu déçu que "ce soir ou jamais" ait un peu délaissé la culture au détriment de l'actu. L'actu, ça me gonfle.
Bobo t'as tort, la bibliographie était en cours depuis l'obtention du prix Renaudot en 1963 par le susdit et donc il ne s'agissait que d'une mise à jour du work in progress, depuis le télégramme mémorable envoyé par le Général de Gaulle à cette occasion : les bibliothèques travaillent pour et dans l'éternité, qu'on se le dise....(off bien sûr)
Et de plus ce n'était pas un télégramme mais une lettre qui prouvait qu'à l'époque on pouvait diriger le pays et aimer la "Princesse de Clèves" je cite
"Votre livre m'a entraîné dans un autre monde, le vrai très probablement.» C'est en ces termes que le Général s'adresse à un jeune écrivain de 23 ans qui vient de publier son premier roman, « le Procès-verbal ». Et d'ajouter dans cette lettre à Le Clézio. «Comme tout commence pour vous, cette promenade aura des suites. Tant mieux! Car vous avez bien du talent. A moi, qui suis au terme, vous écrivez que «le pouvoir et la foi sont des humilités». A vous, qui passez à peine les premiers ormeaux du chemin, je dis que le talent, lui aussi, en est une.»
@ cairo, "pour et dans l'éternité", exactement (en 1963 j'avais à peu près l'âge de Zélie, mais j'étais très en avance !)
@ Loïc : voilà une question bien indiscrète qui mérite une réponse en lignes de fuite (j'ai ma réputation à tenir) : je ne sais pas quel est mon genre d'homme, mais je sais quand un homme n'est pas mon genre ... ce qui (et ça je le sais depuis que j'ai lu Proust) ne prouve rien !
@ Berlol et Loïc : les gens qui dans la télé ou la radio posent des questions aux écrivains nous agacent forcément toujours un peu car ils sont un peu comme nos représentants (le spectateur dans le tableau) et néanmoins ne posent jamais (ou rarement) les questions auxquelles nous souhaiterions avoir une réponse
quand c'est cgat qui parle, y a même pas besoin de donner son avis, c'est pile là où on souhaite - mais on n'en veut pas à ceux qui la poussent un peu aux limites - pour ma part, aucune réticence aux honneurs reçus par l'auteur des "Voyages de l'autre côté" et de "Haï" - Beckett avait laissé ses 5 millions de francs aux ONG et même pas changé sa deux-chevaux, Claude Simon a pris le chèque et commencé à racheter une par une les vignes vendues depuis 20 ans pour écrire ses livres - apparemment, Le Clézio s'est plutôt inscrit là : on lui souhaite de bonnes vacances d'écriture, 68/71 ans c'est l'âge ou Nathalie Sarraute a écrit quelques-uns de ses plus forts textes (Entre la vie et la mort, Vous les entendez, L'usage de la parole...)
Ça* me fait penser que dans l'émission "c'est dans l'air", les seules questions qui m'intéressent sont celles qui passent en bas de l'écran et qui donc ne sont pas traitées à l'antenne.
Aucune réticence non plus aux honneurs..même s'il est culturellement correct de s'assoir dessus.
*Pour faire un c cédille, majuscule, laisser enfoncer la touche alt et taper 0199.